04.05.2008
62% des Français craignent une grave crise d'ici la fin du mandat de Sarkozy
Résultats complets du sondage dans Marianne ICI
62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, et plus d'un Français sur deux (55%) ne souhaite pas qu'il se représente en 2012, selon un sondage CSA à paraître samedi dans l'hebdomadaire Marianne.
Selon cette enquête réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le chef de l'Etat va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP).
Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite.
55% des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à l'élection présidentielle de 2012, tandis que 29% le souhaitent (dont 59% de sympathisants de droite). 16% NSPP.
10:48 Publié dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, crise, régime, france
03.05.2008
Nicolas Sarkozy : vers la trahison des intérêts de la France et de l'Europe
Paru cette semaine dans Newropeans Magazine ICI: Edito de Franck Biancheri, Président de Newropeans, mouvement dont je suis membre.
Alors que nous nous approchons de la présidence française de l'UE, il est remarquable que le président français n'ait pas abordé le sujet lors de son récent entretien télévisé. Et qu'on ne nous parle pas d'une faute des journalistes ! Ces derniers, choisis par l'Elysée, n'étaient là que pour servir une opération de communication pilotée par les marionnetistes de Nicolas Sarkozy.
Non, si la présidence française de l'UE n'a pas été abordée (sauf pour préciser que Nicolas Sarkozy déciderait en fonction des autres Européens d'aller ou non à Pékin), c'est pour une raison beaucoup plus simple : comme pour la France, Nicolas Sarkozy et ses sponsors ne veulent pas expliciter leurs objectifs car ils sont inavouables. Et ces objectifs inavouables constituent à mon sens de réels dangers pour la France et l'Europe, voire une trahison pure et simple du projet européen et du rôle de la France en la matière.
En l'occurence, la présidence française de l'UE va ainsi nous faire découvrir toute l'ampleur de la traîtrise au projet européen ourdie en particulier par deux des trois forces qui jouent avec notre marionnette élyséenne, en l'occurence les Américanistes et les intégristes religieux. Car derrière les désormais deux grandes priorités de la présidence française, la défense européenne et l'immigration, il y a bien un plan ; et il est vraiment totalement inavouable.
Car il s'agit tout simplement pour Nicolas Sarkozy, comme il le fait en France depuis un an, de mentir en se présentant comme l'apôtre de la défense européenne pour de facto supprimer la seule défense indépendante de l'UE et la noyer dans l'OTAN. Les Français ont désormais appris à décoder le language Sarkozy : annoncer bruyamment un objectif, tonitruer des convictions fortes... pour mieux servir des convictions contraires et poursuivre des objectifs inverses. Si ce n'est pas l'essence même de la traîtrise, alors qu'est-ce donc?
Et le grand projet de la présidence de l'UE que Nicolas Sarkozy va porter en secret (y compris des diplomates et des armées françaises), c'est celui-ci : ficeler totalement les Européens pour les décennies à venir dans le grand projet de conflit religieux chrétienté-islam qui, de Washington à Londres en passant par Copenhague et à nouveau Rome, alimente les cerveaux malades des descendants idéologiques d'Hitler, Pétain ou Mussolini. Et c'est là que l'autre priorité, la lutte à outrance contre l'immigration, prend tout son sens : elle accroît les tensions avec le monde musulman et renforce l'état policier en Europe.
Aux Etats-Unis, G.W. Bush, la pitoyable idole de notre piètre président, incarne parfaitement cette politique. Et Nicolas Sarkozy a une feuille de route précise : réécrire l'Histoire pour que hier la France ait attaqué l'Irak avec les Etats-Unis ... enfin, pour que cela revienne au même, mais en pire, cette fois-ci elle s'associera à l'attaque de l'Iran conduite par Tel Aviv et Washington. Et là, enfin, pour ceux qui les manipulent dans l'ombre, le monde bi-polaire qui leur convient tant et qui a disparu en 1989 pourra se recréer. Il s'agira cette fois-ci non plus de l'Occident face au Communisme, mais des Chrétiens contre les Musulmans.
Pour l'Europe, un tel conflit sera une catastrophe historique sur deux niveaux:
. d'une part, moralement, car il nous conduira à bombarder et tuer des populations civiles à grande échelle, comme nous sommes en train de le faire de plus en plus à petite échelle en Afghanistan
. d'autre part, stratégiquement, il placera notre continent, nos villes au coeur de ce conflit et entraînera la multiplication de conflits ethniques, religieux et la mise en place d'une UE 'état policier'. Pour le plus grand bonheur des manipulateurs de Bush, Sarkozy & consors.
Un tel scénario constitue bien entendu une traîtrise historique majeure de l'intérêt collectif des 500 millions d'Européens et de toutes les valeurs qui animent la construction européenne depuis 60 ans.
Les mois qui viennent vont être difficiles, très difficiles en Europe et dans le monde. Et hélas une fois encore les élites françaises vont être les complices d'un renoncement à ce pourquoi elles ont prétendu être élues, et plus généralement d'un renoncement aux valeurs mêmes qui sous-tendent notre pays et notre continent depuis 1945.
L'approche, d'ici l'Automne, d'une crise de régime en France, générée par le rejet populaire croissant du pouvoir en place et un décalage chaque jour plus grand entre Nicolas Sarkozy et les élus du parti majoritaire (UMP), va probablement offrir une opportunité d'action à tous ceux qui n'acceptent pas de voir la France et l'Europe trahie.
10:35 Publié dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, présidence européenne, mensonges, trahison, etats-unis, union européenne, otan
02.05.2008
Emmanuel Todd : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»
Entretien réalisé par Marianne 2 ICI:
Morceaux choisis:
Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.
Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerais pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.
Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.
La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.
Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.
L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal.
Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.
10:23 Publié dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emmanuel todd, france, caniche, etats-unis, guerre
01.05.2008
Super menteur 2: SARKOZY et ses mensonges sur l'afghanistan
Spécial dédicace aux 8 ou 900 soldats supplémentaires envoyés là-bas en accord avec Oncle Sam! Prochaine étape, l'Iran!?
10:18 Publié dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, afghanistan, mensonges, menteur
26.04.2008
Sarkozy: Après avoir berné l’électeur avec le traité constitutionnel, c’est maintenant au tour de la Turquie. Vive la démocratie !
Ça y’est il fallait bien que ça arrive on nous a servi le traité constitutionnel en entrée, on a pas aimé, on nous l’a imposé en plat de résistance et on nous sert l’adhésion de la Turquie au dessert.
Mais rassurez-vous, puisque Monsieur Jouvet nous dit que Monsieur Sarkozy est opposé à l’entrée de la Turquie, il n’y a rien à craindre. On peut réviser la constitution tranquillement, dans le dos des français, et éviter cette obligation stupide qui obligeait la France à soumettre tout élargissement, y compris la Turquie, au vote roi, celui du peuple, le referendum.
Dur à avaler pas vrai ? Mais non comprenez bien cher citoyen qu’il en relève je cite : « …de la crédibilité du président Sarkozy à l’égard de ses partenaires européens… ».
C’est vrai qu’il n’est déjà plus crédible pour les trois quarts des français alors si en plus il se met ses partenaires européens à dos… Certains français mais surtout européens diront même qu’il se les est déjà mis largement à dos, mais chut, on est en France, il ne faut pas que les français sachent !
Et pour mieux justifier encore cette décision, d’ajouter : "Comment voulez-vous négocier si au terme des négociations vous dites (...): +J'ai négocié avec vous pendant deux ans, mais je n'y peux rien, ce n'est pas moi qui prendrai la décision et je m'en remettrai à un référendum+ ?", a-t-il interrogé : "Vous n'êtes plus crédible dans le cadre de négociations européennes".
C’est bien là le problème Monsieur Jouvet, c’est que vous n’êtes pas crédible, pas vous personnellement bien sûr, je ne vous connais pas suffisamment pour écrire ça, mais vos partenaires et prédécesseurs européens qui ont fait miroiter pendant plus de 40 ans l’entrée dans l’Union européenne à la Turquie
Vous n’êtes pas crédible auprès des deux tiers des européens qui sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Vous n’êtes plus crédible auprès des Turcs, qui de plus en plus se demandent à quel jeu joue les européens avec ce miroir aux alouettes qu’est devenu leur adhésion.
Vous n’êtes plus crédible tout court, vous les partis politiques et gouvernements nationaux de chaque pays qui continuez patiemment à foutre l’Union européenne en l’air, en en faisant qu’une boite à back chiches géante qui sert sournoisement et scandaleusement à faire passer des décisions et pratiques confidentielles, qui si elles étaient débattues auprès du peuple seraient retirées immédiatement.
Qu’ils s’agissent de l’adhésion de la Turquie, du traité constitutionnel (qui pourtant a été débattu et refusé !), des OGMs, du modèle capitaliste imposé qui ne fait qu’augmenter le chômage et la précarité depuis plus de 30 ans, de l’environnement que l’on néglige, et j’en passe…
Et demain, UE et OTAN ne feront qu’un ? Blair sera Président des Etats-Unis d’Europe… et jouera des gros bras au Moyen Orient avec son pote, ‘Oncle Sam’ pendant que nos médias nationaux glorifieront ces hérauts des temps modernes, qui nous feront oublier qu’on a plus rien à dire, nous, moi, citoyen de base, et qu’on est en train de crever dans un monde qui n’a plus ni droit ni lois! Mais surtout plus de sens.
Alors continuons à patienter, cher lecteur, à écouter toujours ces mêmes justifications stéréotypées, ces mêmes auto-félicitations lors de chaque rencontre européenne ou internationale. Continuons à nous enivrer de cette poudre aux yeux que nous servent à chaque repas nos dirigeants et leurs médias affiliés.
Continuons patiemment à écouter messieurs Jouvet, Sarkozy, Barroso…, et demain leurs successeurs, qui n’auront de successeurs que le terme, car copie conforme de leurs prédécesseurs.
Continuons à ouvrir grand nos yeux et nos oreilles devant ces prestidigitateurs que sont devenus nos représentants politiques et à les fermer devant la réalité qui est chaque jour plus sombre. Ah bien sûr ça pourrait être pire, il n’a qu’à voir en Afrique, en Irak, en Afghanistan… ou encore aux Etats-Unis…
Et demain, mais demain : En Europe et puis en France !?
Continuez ou engagez-vous! Maintenant ! Pour la vrai démocratie ! Pas la mystification qu’en ont fait nos leaders !! Elle est nécessaire, plus que jamais, aujourd’hui, en Europe ! Et elle commence par ton engagement citoyen !
David Carayol
Newropeans est le 1er mouvement citoyen à se présenter aux élections européennes de 2009 dans tous les pays de l’Union européenne. Son objectif est de démocratiser l’Union européenne.
09:22 Publié dans Construction européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, referendum, élargissement, turquie, traité constitutionnel, sarkozy
22.03.2008
La récession américaine pourrait être l'une des plus graves depuis 1945
ça y'est les Etats-Unis sont presque officiellement en récession.. (certains pensent qu'elle est en fait en récession depuis plus d'un an, notamment du fait de la baisse du $ et de statistiques plus qu'enjolivées..), ce n'est pas encore déclaré par le pouvoir en place mais une majorité des économistes sont à ce qu'il paraît d'accord! Et apparamment c'est grave... pardon sévère!!
Voir l'article sur le Monde, ICI
La majorité des économistes américains sont maintenant convaincus que les Etats-Unis ont basculé dans la récession. Pour Martin Feldstein, président du National Bureau of Economic Research, dont la mission consiste à déterminer les périodes de récession, non seulement celle-ci a commencé, mais elle serait l'une des plus sévères depuis la seconde guerre mondiale. Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale (Fed) de 1987 à 2006, évoque la crise la plus "wrenching" (douloureuse) depuis 1945.
Et l'article de conclure:
Au Congrès, les parlementaires réfléchissent à la possibilité pour l'Etat de racheter massivement les prêts immobiliers. Il accorderait ensuite des conditions de remboursement plus favorables aux emprunteurs en difficulté. Mais la situation n'est pas jugée aujourd'hui assez dramatique pour qu'une administration puisse justifier politiquement la reprise de 2000 à 3000milliards de dollars de crédits immobiliers.
Un autre article est paru en 1ère page de Métro France cette semaine, il s'agit de l'estimation de Joseph STIGLITZ (Nobel d'économie) du coût de la guerre en IRAK pour les Etats-Unis, en prenant en compte l'ensemble des coûts (sociaux, pensions d'invalidités, recrutement des nouvelles recrues...) et pas seulement ceux de la guerre sur place.
A consulter également sur L'EXPANSION, ICI
Et l'article de conclure:
"Au final, les dépenses de la société américaine depuis le début de la guerre en mars 2003 se situeront dans une fourchette allant de 1.026 à 1.854 milliards de dollars."
NO COMMENT
09:46 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : récession américaine, usa, etats-unis
06.03.2008
Une enquête souligne la méfiance des agriculteurs envers les OGM
Pour ceux qui pensaient que les quelques syndicats agriculteurs (plus souvents cités par les médias que l'ensemble des agriculteurs) étaient représentatifs de l'opinion des agriculteurs français.. NO COMMENT. Ah si ce serait bien d'y faire le ménage aussi...
A lire sur Lemonde.fr ici: http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2...
Une majorité des agriculteurs ayant répondu à une enquête interne lancée par la première coopérative française, Terrena, restent hostiles à l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais souhaitent que les recherches se poursuivent.
Près de 12 % des 26 000 adhérents de Terrena ont répondu au questionnaire, rendu public mercredi 5 mars, que leur avait distribué en janvier la coopérative et leur jugement est sans appel : ils sont 66 % à estimer que les cultures OGM ne constituent pas une réponse à la demande croissante de produits agricoles et 54 % qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production. Les agriculteurs interrogés sont ainsi 61 % à être favorables au maintien du moratoire sur les OGM, "le temps que les recherches avancent".
10:45 Publié dans OGMs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculteurs, france
04.03.2008
Mes commentaires article du Monde: "Dominique Strauss-Kahn : "la BCE est surpuissante et n'a pas de contrepoids politique"
Je viens de lire l'interview ci-dessous du patron du FMI, Monsieur Dominique Strauss-Kahn et elle m'inspire tellement que je n'ai pas pu m'empêcher de donner mon avis point par point (en italique).
Bravo Monsieur car après avoir claironné il y'a 1 mois tout juste que la crise des subprimes était somme toute qu'une turbulence passagère, votre leçon d'économie me laisse sans voix tant elle est si merveilleusement consensuelle et pleine de non sens.
Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) depuis le 1er novembre 2007, a achevé, le 2 mars, un voyage en Afrique, où l'inflation fait plus de dégâts qu'en Europe. Pour lutter contre ce fléau, il préconise une augmentation des surfaces cultivées, une réduction des taxes sur les produits de base et des subventions temporaires. Une première pour le FMI.
En France, l'inflation à +2,8 % suscite un vif débat sur le contrôle les prix. Au Burkina Faso, elle aurait atteint 67 % en deux mois et a provoqué des émeutes, le 28 février. Pourquoi ce retour global de la hausse des prix ?
Il faut comprendre ce qui s'est passé. L'inflation est partie de la hausse des prix de l'énergie, poussée par une demande de plus en plus forte des pays émergents alors que la production de pétrole peine à suivre. On peut penser que le ralentissement économique en cours amorcera une baisse des prix du pétrole; le FMI ne prévoit pas d'explosion du prix du baril.
Sur la demande de plus en plus forte du pétrole, petit détour du circuit classique du cercle de production / consommation d'un pays comme le Burkina Faso dont Monsieur parle plus bas: Le Burkina Faso est le premier producteur de coton d'Afrique. Le coton est une culture d'exportation dont la culture est largement encouragée par le FMI... pourquoi? Pour fournir de la matière première pas cher dont le prix sera négocié sur une bourse spécialisée basée à New York. Lorsque les cours ne sont pas entretenus artificiellement aux profits de 4 ou 5 grandes multinationales qui spéculent dessus, le prix est influencé par l'offre et la demande classique. Ce coton du Burkina Faso sera ensuite acheté par les pays asiatiques, qui en vertu du modèle de taylorisation propre à la théorie libérale dominante actuelle, sera fabriqué dans les ateliers du monde chinois, avant d'être revendus en Europe, ou avec des vêtements d'occasions européens échouants finalement dans les pays africains, dont le Burkina Faso. Comme circuit économisant l'énergie, on a connu mieux... Le Burkina Faso pourrait fabriquer lui-même ses T-shirts en coton diront les gens censés!? Ben non justement le FMI et la banque mondiale préfèrent encourager l'exportation de matière brute au détriment de la mise en place d'une industrie secondaire... Logique n'est ce pas!? Sans doute que non mais très logique financièrement pour les multinationales qui contrôlent la production de coton en Afrique et fournissent d'ailleurs les OGMs et intrants (engrais et pesticides) pour cultiver ces cultures.
Et ce n'est pas le soit-disant ralentissement économique qui générera une baisse sensible des prix du pétrole, car son prix est doublement indexé sur la spéculation et sa raréfaction.. et grande chance pour les écolos, moins pour les autres, la production de pétrole ne sera pas infinie, et en tout cas elle est constante avec une demande qui ne baissera pas à mesure que les pays s'industrialisent...
La deuxième cause de cette inflation est d'origine agricole. L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Dans le même temps, la production a été rendue plus onéreuse en raison de la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. On a aussi constaté une propension à consommer plus de produits alimentaires en Chine et en Inde, et l'on ne peut que s'en réjouir! Et puis, il y a eu la ruée sur les biocarburants, qui représentent la moitié de la croissance de la demande de maïs et de soja.
Ces pressions ont provoqué une inflation forte qui atteint, dans les pays du Sahel, un taux à deux chiffres. Je ne suis pas surpris qu'il y ait des réactions dans les pays développés, et plus encore dans les pays pauvres où la survie des populations est en question.
L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Et oui si les sécheresses étaient des phénomènes naturels il y'a encore pas longtemps de cela, il semblerait que le réchauffement climatique soit moins naturel que vous pourriez le penser, et les sécheresses plus fréquentes, de quoi s'inquiéter en effet sur le phénomène d'inflation des matières premières...
Et la production rendue plus onéreuse par la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. Sur les engrais tous les producteurs s'approvisionnent auprès de la poignée multinationales oligopolistiques qui leur vendent les semences, dont les OGMs, et les prix ne vont généralement pas en baissant lorsqu'il n'y a plus de concurrence réelle... Leçon économique élémentaire. Et pourtant qui a encouragé ces concentrations sinon les politiques zélées des théoriciens de la mondialisation du FMI et de la Banque Mondiale!?
Et le resserrement du crédit au niveau mondial et donc la baisse des liquidités sur fond d'effondrement du dollar, monnaie de cotation des ressources d'exportation de ces pays n'ont pas fini de leur faire supporter le poids de l'inflation. Explications: Si le dollar baisse, les cultures d'exportation, par exemple le coton du Burkina Faso rapportent moins aux producteurs locaux, qui sont obligés de payer plus cher des produits alimentaires importés d'asie ou d'Europe, ou les monnaies sont plus chères..
Que faire ?
A long terme, développer les surfaces agricoles. Dans certains pays comme le Nigeria, jadis exportateur de produits agricoles mais qui les a délaissés au profit du seul pétrole, il faut réfléchir à une nouvelle diversification dans l'agriculture.
A court terme, il faut éviter deux écueils : le contrôle des prix qui oblige à vendre sur la base d'un faux prix, ce qui décourage les producteurs quand il faudrait les inciter à produire; le credo selon lequel on pourrait lutter contre des hausses de prix de ce type uniquement par une politique monétaire restrictive.
C'est ça évitons l'écueil du contrôle des prix, par exemple vendre plus cher en produisant un peu moins, ce qui réduirait d'autant l'offre et ferait remonter les prix... et permettrait aux producteurs burkinabés de gagner un peu plus d'argent! Tout en diversifiant leurs productions agricoles vers des cultures vivrières ou l'élevage, et leur permettrait d'abord d'être moins dépendants des engrais et semences et intrants inflationnistes des multinationales et d'éviter d'acheter du lait en poudre d'importation par exemple (voir ci-dessous). Logique!?
En revanche, les gouvernements peuvent accepter des pertes de recettes temporaires pour rendre la situation plus supportable. Par exemple, le Burkina Faso a suspendu, le 27 février, les droits de douane sur le riz et le lait en poudre. Quant aux pays développés, ils peuvent créer un impôt "flottant" sur les hydrocarbures pour que l'Etat ne contribue pas à augmenter leur prix par sa fiscalité.
La subvention peut même être légitime en période de crise : le FMI a conseillé au gouvernement sénégalais d'accorder des subventions pour le riz et de créer un filet de sécurité alimentaire en faveur des plus pauvres. Mais accorder des subventions, c'est sacrifier le futur au présent, parce que c'est autant de moins pour l'investissement.
C'est quand même dingue que ces pays en soient ramenés à réduire leurs droits de douane avec toutes les rentrées en moins générées pour le pays pour corriger les excès d'un système que Monsieur ne dénonce même pas.. Evidemment il est au coeur de ce gachis. Et sur le fait d'accorder des subventions, quand on connait l'importance qu'elles représentent pour la France uniquement (50% du budget de la PAC), ça serait risible si la situation dans ces pays n'était pas dramatique!!? Chapeau Monsieur Le Directeur.
Peut-on corriger le désordre monétaire actuel ?
Nous observons de grandes distorsions entre les monnaies. Le yuan et le yen sont sous-évalués, l'euro est surévalué et le dollar est entre les deux. Nous alertons les gouvernements pour qu'ils corrigent ces déséquilibres, et nous voyons avec plaisir que les autorités chinoises acceptent progressivement un taux de change plus réaliste, dans leur propre intérêt. Mais le retour à l'équilibre ne relève pas d'une seule monnaie.
Le problème de l'euro est que la Banque centrale européenne (BCE), qui fait bien son travail pour contenir l'inflation, est surpuissante : elle n'a pas de contre-poids politique en la personne d'un vrai ministre européen des finances qui serait en charge de la croissance.
Ah la sacro sainte croissance, ça faisait longtemps... pour la BCE aussi d'ailleurs, il semblerait que Monsieur veuille ici faire plaisir à ses mécénes, les Etats-Unis et Sarkozy, il est vrai que depuis que la BCE a refusé d'aller dans le sens de la FED elle est pas mal critiquée de l'autre côté de l'Altlantique! Refuser de payer les erreurs des autres c'est une réaction plutôt logique quand on est celui qui n'a pas commis l'erreur... C'est peut être pour ça d'ailleurs qu'il y'a des émeutes au Burkina Faso en ce moment...
Pourquoi avez-vous préconisé une relance budgétaire mondiale ?
La situation est sérieuse. Si la crise des subprimes et les difficultés potentielles des réassureurs américains contaminent encore plus gravement l'économie réelle en faisant chuter la confiance et la consommation aux Etats-Unis, tous les pays du monde en feront les frais. Une première ligne de défense a été mise en place par la Réserve fédérale américaine et la BCE : elles ont apporté des liquidités pour éviter une crise. Je propose une deuxième ligne de défense : les pays qui ont des finances publiques saines pourraient favoriser et décider la mise en place de stimulations budgétaires, au moment opportun et de façon ciblée et temporaire.
Ah enfin on reconnaît que la situation est grave.., pardon sérieuse, ça passe mieux!?
Quels sont les pays qui pourraient participer à une telle relance ?
L'Inde a dit y être prête. La Chine, qui mise de plus en plus sur sa consommation intérieure et moins sur ses exportations et les Etats pétroliers, bien sûr. Le FMI a calculé que les pays ayant les moyens de cet effort représentaient entre 20% et 25% de la richesse mondiale. Avec le plan de relance de 153 milliards de dollars (100milliards d'euros) décidé par les Etats-Unis, cette stimulation pourrait concerner près de la moitié de la planète. Aux crises mondiales qu'entraîne la mondialisation, il faut des réponses planétaires.
On s'étonne de ma proposition, car on persiste à voir dans le FMI un organisme qui ne prêche que des sacrifices. Notre approbation des subventions au Sénégal – ce n'est pas une première – et ce projet de stimulation mondiale prouvent que le FMI ne demande pas systématiquement de se serrer la ceinture!
Bravo!!! 153 milliards de $, soit 100 milliards d'€ (bientôt 75 si ça continue comme ça...) évidemment il fallait y penser!!? Combien représente le montant des échanges mondiaux déjà, 10, 100, 1000 fois plus...? Combien de dizaine de milliers de milliards de dollars uniquement pour la dette américaine déjà???
Ben oui je m'étonne de vos propositions...enfin pour être honnête plus vraiment en fait!
David Carayol
Europemondi.hautetfort.com
09:58 Publié dans Mondialisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique strauss-kahn, fmi, bce, le monde, burkina faso, mondialisation, alter-mondialisme
03.03.2008
Tax havens: Stop the Hypocrisy!!
After the financial scandal in Germany about the list of hundreds rich German people found out by German secrets services having secret account in the Lichtenstein, I thought this video of Joseph Stiglitz who has been denouncing for years tax havens could be quite inspiring for our fellow hypocrits european politicians...
To make it shorts, Stiglitz denounces the hypocrisy which exist in the USA to act seriously for regulating tax havens. He says it's very easy, was only evocated once by Bush junior in 2002 who's decided to end up with the secret banking to fight terrorism... until he realises it was a concern for people of his own entourage...
He then adds that it would be very easy as the USA would just have to vote a law forbidding US banks to make transactions with tax havens. I guess it would be the same for the EU...
Just two figures, it is evaluated that an amount of 6000 billions $ go through tax havens every year, 50% of all world financial transactions! Not even mentioning money from corruption and criminality, this is truly a component of the dysfunctioning of globalisation today!!!
Two more examples to point out this last statement:
- Transnational companies tend to use and abuse from tax havens to avoid to pay taxes in their countries of origin, then putting a strong pressure on states to take measure to decrease the burden of taxes on companies (who then has to be supported by the average citizens),
- These havens encourage corruption in all regions of the globe, as it is systematically used by companies to get contracts in any field with no respect to national or international law. While we don't really realise the importance of it in Northern countries, like in Europe, corruption has enabled and still enable to purchase politicians in southern countries, like in the middle East or Bolivia, more recently and grab their fossil ressources for example for nothing, or just a few millions $ to buy a political agreement... to the discredit of generally poor citizens...
Time to regulate!! Isn't it!?
13:25 Publié dans Corporate Social Irresponsability | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joseph stiglitz, tax havens, offshore, offshoring, financial scandal, germany
02.03.2008
Projet OGM : l’esprit du Grenelle n’a pas soufflé au Sénat
Extrait du communiqué de presse paru le 8 février dernier sur les délibérations du sénat français sur la loi OGMs: http://www.pacte-ecologique.org/pdf/cp-ogm-8fev08.pdf... Consternant, un plébiscite pro-OGMs, alors que le gouvernement de la même majorité prend des mesures très médiatiques contre ces mêmes OGMs. Il serait temps que cette antichambre de la retraite soit réformée Monsieur Sarkozy!!? Les idées les plus évidentes sont souvent les plus difficiles à mettre en oeuvre!!?? Je suis très en colère!
France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot déplorent la rédaction du projet de loi sur les OGM dans sa version issue des débats au Sénat.
Le projet de loi n’est pas conforme, ni au principe de précaution, ni aux conclusions du Grenelle de l’environnement.
Le Haut Conseil des biotechnologies : une usine à gaz
Le Haut Conseil n’est pas compétent pour définir les critères d’évaluation du risque
C’est l’une des pires régressions du texte. Le Haut Conseil est tout juste compétent pour « mettre en oeuvre » des méthodes d’évaluation, qui seront donc définies par d’autres que lui…à quoi sert-il ? Les firmes OGM peuvent dormir tranquille : elles continueront à s’auto évaluer selon leurs propres critères et le rôle du Haut Conseil se limitera à la lecture de leur prose.
Les conditions techniques supposées éviter les contaminations, ne sont définies que par le Ministère de l’Agriculture. Le Ministre de l’Ecologie et le Haut Conseil n’auront qu’un rôle consultatif. Le Ministère de l’Agriculture se trouve à nouveau juge et partie, alors que l’affaire de l’ESB (la vache folle) avait montré l’inefficacité des conditions techniques censées réguler un secteur lorsqu’elles sont confiées aux autorités par ailleurs chargées du développement de ce secteur.
Responsabilité : la porte ouverte aux contaminations transgéniques
Une loi de coexistence La coexistence entre cultures OGM et non OGM est explicitement consacrée et le terme est introduit dans le titre du chapitre II de la loi. Les travaux du Grenelle avaient pourtant acté que la coexistence des cultures OGM et non OGM est scientifiquement impossible.
Des distances…de contamination
Le voeu des firmes OGM a été exaucé ! Le seuil communautaire d’étiquetage de 0, 9% devient sous la plume du Sénat, un seuil de contamination. En effet, les distances autour des champs OGM « doivent permettre que la dissémination entre les cultures soit inférieure au seuil défini par la réglementation communautaire ». Désormais, toutes les cultures et récoltes non OGM pourront légalement contenir : des OGM.
Au final, le projet de loi sur les OGM n’est cohérent, ni avec les conclusions du Grenelle, ni avec les engagements du Président de la République : « la vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt, sur le contrôle de la dissémination et sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM ». M Borloo a également déclaré « Sur les OGM tout le monde est d’accord : on ne peut pas contrôler la dissémination, donc on ne va pas prendre le risque.»
France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot appellent les parlementaires et le Gouvernement à tenir compte des souhaits de l’immense majorité des Français de ne pas consommer d’OGM ainsi que des conclusions du Grenelle de l’environnement.
12:18 Publié dans OGMs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, loi ogm, france, sénat, dissémination, contamination, fondation nicolas hulot
28.02.2008
Le capitalisme est à réinventer
Article très intéressant trouvé sur le blog L'air du large qui est une réflexion sur le capitalisme suite au scandale d'évasion fiscale en Allemagne. Une question que l'auteur ne pose pas cependant: Quelle est l'utilité des paradis fiscaux et surtout pourquoi sont-ils légaux..? Il faudrait sans doute poser la question aux ministres des finances des pays concernés par ces évasions fiscales!!? La réponse serait certainement aussi opaque que le secet bancaire qui existe dans ces paradis..
Article paru ici: http://www.hebdo.ch/piletblog.cfm
Le capitalisme est à réinventer
La découverte au liechtenstein des évadés du fisc allemand suscite le tollé en Suisse. Sur la méthode utilisée pour les pincer. Mais l’affaire pose une autre question. Cette belle épargne, à quoi sert-elle au juste naviguant entre Vaduz, Zurich, Jersey ou les îles Caïmans?
Ne touchez pas à la fortune des riches, vous nuirez à l’économie! Cette mise en garde traditionnelle de la droite n’est pas sans fondements. En décourageant les entrepreneurs, en réduisant les bénéfices nécessaires à l’investissement, un fisc trop lourd peut gripper la machine qui fournit emplois et prospérité: le message a passé.
Mais cette logique tourne court au regard de certaines réalités. On doit bien constater que la forte progression des hauts revenus n’a pas véritablement soutenu la croissance. Outre-Atlantique celle-ci a été dopée surtout par le boom du crédit (on connaît la suite), par les dépenses militaires faramineuses et par la ruche laborieuse des immigrés latinos et asiatiques. En Europe, où le nombre des multimillionnaires a aussi explosé, l’activité économique reste trop molle.
Les super-riches n’ont pas, comme ce fut souvent le cas dans le passé, voué leur pactole à de nouvelles entreprises: ils ont simplement gonflé la masse flottante des liquidités en quête du rendement maximal à court terme. La planète financière tourne sur elle-même, se nourrit de fictions et d’acrobaties: elle s’éloigne de plus en plus de celle des hommes et des femmes au travail.
Ce constat en amène d’autres guère plus réjouissants. Aux fortunes patrimoniales, dont les détenteurs gardent au moins le sens de la durée, s’ajoutent celles des grands qui se constituent des pactoles au pas de charge. Plus attirés, eux aussi, par les jeux spéculatifs que par l’investissement productif. En France, par exemple, trois-quarts des hauts dirigeants du privé ont vu leurs revenus augmenter de 40 % entre 2006 et 2007! Personne ne compte sur leurs beaux bas de laine pour faire redémarrer une économie poussive. On a vu par ailleurs l’effet des cadeaux fiscaux consentis d’emblée par le président Sarkozy aux contribuables aisés. Ils devaient créer «un choc de confiance» et un rebond de la conjoncture. C’est le flop.
Prenons le cas de l’ex-entrepreneur modèle Ernesto Bertarelli. Aujourd’hui, après la vente de son entreprise, il n’est plus qu’un people super-riche et tarde à dire ce qu’il fera de ses milliards. Il était utile à ce pays hier. A qui, à quoi le sera-t-il demain?
Une image donne à réfléchir: celle de l’aéroport de Samedan, près de Saint-Moritz. On y compte sur le parking enneigé au moins des dizaines de gros jets privés. Ils vont et viennent entre la Russie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’est européen et ce paradis des milliardaires. Une maison, dans le coin, se négocie entre 30 et 50 millions. Les dames vont faire leurs courses à Paris ou à Londres avec leurs avions. Sans quelques milliers de francs en poche, n’essayez pas d’aller faire la fête dans les boîtes de cette ville à la montagne.
Question non pas morale mais rationnelle: en quoi ces fortunes gigantesques profitent-elles réellement à l’économie? Certes, elles font le beurre des banques, elles favorisent le commerce et l’industrie du luxe. Ce n’est pas négligeable et notre pays en profite largement. Mais sur le fond, plus largement, en quoi ce pactole irrigue-t-il l’espace productif européen? C’est de moins en moins évident. Alimente-t-il la formidable émergence asiatique? Bien peu. Chinois et Indiens comptent d’abord sur leurs propres forces.
Le B. A.-BA scolaire de l’économie de marché est mis cul par-dessus tête. Les moyennes indiquant qu’ils n’ont jamais été aussi riches ne rassurent guère les peuples confrontés aux difficultés du quotidien. Sur quoi débouchera leur prévisible colère? Sur des régimes de gauche prisonniers des vieilles recettes? Sur un populisme de droite à la Berlusconi? Les pouvoirs désemparés devant la boursouflure financière ne font dès lors que lâcher des fumigènes pour distraire les foules. Ils surfent, au jour le jour, sur les sujets émotionnels: la prétendue «guerre des civilisations», la place de la religion dans la société, les méfaits du tabac ou des excès de vitesse. Il est plus facile d’échauffer les préoccupations quotidiennes que d’aborder la crise du système.
La question centrale dépasse les péripéties de l’actualité: comment réinventer une distribution des richesses équitable et favorable à l’économie réelle? Pour l’heure, elle reste sans réponse. Le capitalisme est à réinventer. |
22:43 Publié dans Capitalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme
26.02.2008
Beware of sweatshop employers seeking ‘flexible’ work conditions
Interesting article which makes no difference between what is named flexibility and exploitation in Ireland...
Released here: http://www.irishexaminer.com/irishexaminer/pages/story.as...
SOME powerful employers are behaving disgracefully in their treatment of a small number of weak workers.
These employers — some of them very profitable companies — have taken advantage of workers they hire on a temporary basis from agencies, usually at lower rates of pay and with lesser employment conditions than full-time workers enjoy.
They like to call this flexibility. In reality, it is exploitation.
There are times when there is genuine and worthwhile use of agency workers that is mutually beneficial for both employer and employee.
Some companies have needs that are genuinely shortlived and they are prepared to pay handsomely to hire someone to fill a task for the time required. Some workers enjoy moving from job to job, unworried by the lack of job security, believing that taking up short-term contracts allows for better pay. They also find the variety of jobs interesting.
Agencies and employers who engage in these practices are doing nothing wrong, especially as there is little point in taking on the cost of giving somebody a full-time job that will become redundant a short time later.
Unfortunately, it does not always work out that way. It’s fine if the job is genuinely temporary but not if it is a real, full-time one that is being filled on a rolling temporary basis by the use of a dishonest process.
Too often you get to hear stories of companies filling what are permanent positions by the use of cheaper agency workers who are hired and then fired before they have been in their position for 11 months when, by law, they should be made full-time.
They are replaced then by other people on the same basis, to be let go again before another 11 months have passed.
It’s not just the lack of permanent status that is wrong. All sorts of entitlements are denied to the exploited workers such as sick pay, holiday pay and overtime pay.
A woman would have no chance of maternity pay, for example. Often these workers are not paid the full rate for the job, even when they are working alongside others who are paid properly.
It is often foreign workers, without union representation, who get this raw deal, or those who have low or no recognised skills.
Employers, finding no shortage of people willing to take up the agency positions because of need, seek to displace full-time workers with the cheaper alternatives.
Many Irish employers have played this game, the most notable being the disgraceful Irish Ferries which paid off its staff and replaced them with foreign-based agency workers to whom the Irish minimum wage of €8.65 per hour did not apply.
Domestically-based companies have to pay the minimum wage, but their trick is to close a department or operation and to “outsource” to a contracted supplier.
Property redevelopment provides an opportunity also to change the terms and conditions on which people are employed. This is particularly popular at present in the hotel trade where a change of ownership sees a hotel close and then reopen under new management. The staff are laid off and new staff hired on a different basis.
It is about to happen again at top Dublin retailer Arnotts as it is being redeveloped.
Nearly 600 people are being made redundant as the operating business reduces in size while building work takes place. The company will then hire new staff after the reopening, but the test will be to see whether the new employees are taken on with much inferior and temporary terms and conditions compared to those who stayed during the redevelopment.
There’s one distribution company in Dublin that has set up a sham agency which “places” people with the parent company for short periods before sacking and replacing them.
The pay rates are below industry norms and, as usual, none of the statutory entitlements apply.
All of this means that when you hear an employer talk about the “flexibility” provided by its use of agency workers, you should look out for exploitation.
Incredibly, Ireland, which boasts the highest minimum wage in the EU (with the exception of Luxembourg) has failed to date to implement the EU directive on temporary agency work.
This has the stated objective of providing the minimum level of protection for temporary agency workers.
There is no need for this in such a prosperous country where so many companies have made such big profits in the last decade.
Ireland is one of three countries in Europe where it is legally permissible to treat agency workers differently to regular staff.
Yet the Economic and Social Research Institute has estimated that migrant workers earn on average 15% less than their Irish counterparts and, in the case of those from eastern Europe, 30% less.
Thankfully, the country’s largest trade union, SIPTU, has taken up the cudgels on behalf of the exploited. Its leader, Jack O’Connor, has identified the creation of a new underclass of people with “absolutely no workplace rights at all”. His members have complained about agencies regarding people just as numbers.
SIPTU has made sorting out this issue a precondition of its entry to the national partnership talks, which was a brave approach because the issue is said to effect less than 2% of the workforce. It seems to be getting somewhere.
DURING a Dáil debate this week, the Minister of State for Labour Affairs, Billy Kelleher, said legislation is being prepared to regulate the employment agency sector. The idea is that licensed employment agencies will be required to comply with the terms of a statutory code of practice that will set out the appropriate practices and standards.
You can expect that the new laws will extend the scope of registered employment agreements, which set down minimum terms and conditions in some sectors of the economy such as construction and hotel work, to include workers who are recruited through employment agencies.
It will also be unlawful for any employee, including agency workers, to be paid less than the minimum terms set out in registered employment agreements where they apply.
Which is well and good, but there have to be concerns about the extent of the monitoring that goes on in this country. Even if there are increased powers for labour inspectors — which would give them the authority to prosecute employers who refuse to comply with employment rights without having to refer the matter to the gardaí — there are concerns that there will not be enough of them to do the job. The compliance record to date has been very poor and provides little confidence that worthwhile new laws will be implemented fully.
23:09 Publié dans Economy in Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |



