10.05.2009

Elections européennes, Turquie, traité de Lisbonne.. de qui se moque-t-on?

Le 9 mai 2009, j'étais invité à commenter via webcam interposée dans l'émission 'Partageons nos idées' sur BFM TV. Pas facile d'intervenir, quand on fait signe, il faut attendre que le présentateur nous donne la parole. J'ai pu donc exprimer deux fois les positions de Newropeans et me suis même vu signifier publiquement de rester 'non identifié' lors de ma présentation (1ère prise de parole) pour des questions de CSA??? Amusant!! Vu le nombre d'invitations médias des représentants des principaux partis.. je sais pas si on doit en rire ou en pleurer!!

 

01.05.2009

D'Erasmus à Newropeans

Ma première TV, bon c'est pas encore une grosse audience mais faut bien commencer un jour!!

Le 16 avril 2009, sur CT2S la web TV toulousaine

 

23.04.2009

Attention, sujet hautement Tabou!? Le lire pourrait même vous informer...

Salamandre_2009.jpgChers lecteurs, je m'excuse par avance d'utiliser des 'gros mots' et de dire quelques vérités qui dérangent en cette période hautement révolutionnaire. Mais gageons que le subterfuge utilisé dans ces quelques lignes vous amènera à 'ouvrir' cet article à défaut de le lire jusqu'au bout...

Soyez rassuré, je vais y aller progressivement pour ne pas vous effrayer, vous dégouter, pire vous désintéresser!

62% de désintérêt parmi les jeunes français1, 66% d'abstentions en tout2 il y a de quoi y aller en douceur.

Quelques vérités plus brutales pour rentrer dans le vif du sujet:

  • Ce sujet est boycotté par tout le monde, médias comme partis, ils ont confisqué le débat et en ont fait un sujet tabou! Car ils préfèrent faire leurs petits arrangements entre amis et nous faire plus facilement avaler ensuite les sujets qui fâchent: La constitution, Hadopi et le paquet télécoms, les OGMs, la Turquie! Ils n'ont sans doute pas jugé utile de renouveler l'expérience catastrophique de 2005...?

  • Ils nous font croire qu'ils choisissent les meilleurs pour y aller3, alors que cette haute chambre s'apparente plus à un palais doré ou une maison de retraite des 'has been' de la politique, en France comme dans les autres pays! Il n'y a qu'à voir l'enthousiasme pathétique avec lequel se bousculent une certaine ministre de la justice ou une secrétaire d'état aux droits de l'Homme. Ce serait risible si les enjeux n'étaient pas aussi important particulièrement dans cette période de blocages, institutionnels, politiques, économiques et sociaux! Mais encore faudrait-il que cette haute chambre parlementaire ne soit pas constituée d'agents inféodés à qui on demande de se taire et de suivre les ordres de l'exécutif comme des brebis dociles qui attendent d'être tondues!

  • Et oui, car on nous fait croire également que ces mêmes brebis ont des pouvoirs, un vrai pouvoir qui n'a cessé de croître depuis 40 ans. Et on continue à prendre les gens pour des idiots en racontant toujours les mêmes balivernes!! Pas étonnant que l'intérêt de ces mêmes gens chute à des profondeurs abyssales. Le pouvoir d'initiative des lois ne leur est même pas accordé! Il est réservé aux bureaucrates de l'exécutif européen. Non ce n'est pas une blague, c'est une Honte, un fait sans précédent dans une vrai démocratie.

  • Enfin et au final quand bien même vos représentants élus seraient honnêtes et assidus dans leur fonction, ils sont de toutes façons minoritaires dans leurs groupes parlementaires: Cette chambre parlementaire étant composée de plus de 100 partis qui n'ont en commun que les groupes parlementaires auxquels ils appartiennent!!


Quand on vous dit que tout ceci n'est qu'une illusion:

  • Illusion d'une élection commune d'abord, on nous parle d'une élection, il y'en a 274!

  • Illusion de démocratie

  • Illusion de représentativité

  • Illusion de pouvoirs


Les conséquences, très simples:

  1. Pour les peuples tout d'abord:

  • désintérêt et abstention

  • leurs attentes ne sont jamais prises en compte, au mieux dilués dans les 'arragements des groupes politiques' au pire même pas considérées

  • Statu-quo et impossibilité d'agir et d'influencer le contenu des directives sur tous les sujets: La constitution européenne, les OGMs, l'adhésion de la Turquie, Hadopi et le paquet télécoms, les traités internationaux qui poussent vers toujours plus de néolibéral...


2. Pour les partis et dirigeants nationaux:

  • Leurs représentants au pouvoir continuent à exercer le pouvoir en Europe sans contrôle citoyen, législatif, et en se dédouanant de toute responsabilité quand ça tourne mal (pas comme ils le souhaitent)

  • Ils continuent à faire l'Europe sans les peuples aux profits de quelques-uns, qui sont eux sur-représentés à Bruxelles5

  • Ils continuent à blâmer l'Europe (alors qu'ils la font) et à rejeter la faute des réformes qu'ils imposent dans leurs pays respectifs, deux tiers des lois nationales étant d'abord des lois et directives européennes retranscrites dans le droit national.



Alors, pardonnez moi chers lecteurs et chers citoyens d'utiliser ces mots grossiers à partir de maintenant mais le rôle de tout représentant politique est d'abord je crois d'informer honnêtement ses électeurs.


Le 7 juin 2009, vous aurez le choix de reconduire des 'has beens' calculateurs et leurs petits arrangements en famille, et leur pension de retraite qui va avec6.

Ou vous aurez le choix de changements démocratiques radicaux dans le fonctionnement de cette maison européenne par excellence: Nous méritons mieux!


In fine c'est vous qui choisirez:

  1. Des promesses, toujours des promesses

  2. de vous abstenir et rien ne changera, enfin si mais en pire!

  3. le vrai changement7 , démocratique et citoyen, Newropeans.


Newropeans est le 1er mouvement citoyen à se présenter auprès de 130 millions d'européens dans 3 pays, en France, Pays-Bas et Allemagne en juin 2009.

Nous sommes citoyens, bénévoles et indépendants financièrement. Une fois des députés au parlement ils reverseront la moitié de leur salaire pour financer Newropeans et garantir notre indépendance.

En France, pays le plus discriminatoire de l'Union européenne envers les nouveaux partis, les 1 000 000 € nécessaires à l'impression entre autres, des bulletins de vote nous obligeront à mettre à disposition des électeurs nos bulletins en téléchargement sur notre site. Mais vous pourrez voter pour Newropeans! Alors aidez-nous, aidez-vous et nous réussirons!!

David Carayol

Coordinateur campagne Newropeans en France

Tête de liste Sud-Ouest

162% des jeunes français déclarent ne pas être intéressés par les élections européennes

2Dans l'ensemble de l'Union européenne, je n'ai pas osé l'écrire dans le texte au risque d'utiliser trop vite un de ces 'gros mots'...

3Commentaire de Fillon, Le nouvel obs, 23 avril 2009

4Voir comment les élections européennes n'ont d'européennes que le nom ici: http://www.newropeans.eu/spip.php?article=1190&lang=fr

5Il y'a autant de salariés de lobbies à Bruxelles que de fonctionnaires européens.

67000€ mensuel net d'impôts + les frais de bouche et de déplacement

7Voyez ici comme j'ose à peine utiliser ces mots tellement galvaudés par nos chers leaders politiques

18.03.2009

Thank you Mr Juncker for listening Newropeans!

Yesterday, March 17th, Jean-Claude Juncker, Luxembourg Prime Minister but also chairman of the Eurogroup, gave an interview in a German newspaper, die Welt[1], , warning against mass unemployment in the EU. This warning sounds like familiar to you? Thank you Mr Juncker for listening Newropeans!

In December 2008, Newropeans[2], the only political movement in Europe which has regularly relayed since 2006 the analyses anticipating the current crisis, has published its 1st European Socio-Political Alert warning about the outburst a massive burst of unemployment in Europe for the 3 years to come. a massive burst of unemployment in Europe for the 3 years to come. The fact that Juncker today dares to pull the same alarm confirms the accuracy and legitimacy of all these political expectations.

Newropeans’ first alert, "unemployment burst", is set at the crossing of two major concerns of Newropeans, democratising the EU and giving Europeans a strong voice in the world, since this is indeed a global crisis started out of Europe, in the United States, but which triggers a massive rise of unemployment in the UE which in turn poses a potential threat for democracy as history already showed.

More precisely, despite the conservative estimates made by the Member States and the European Commission, which a couple of months ago were still denying the existence of the crisis itself, Newropeans is now convinced that unemployment within the EU will reach historical levels in the course of the years 2009/2010. Over this period, one should expect almost a doubling of the number of unemployed, up to approx. 30 million people (versus 17 today), under the combined effect of bankruptcies, redundancy plans and the recruitment stop. The various revival plans currently announced that continue to ignore the systemic nature of the crisis will not have a significant impact on this trend.

Against this background, even before the complex implementation of the employment reconstruction process, and because of the possible duration of the most severe phase of the crisis (between two and three years), Newropeans asks all Member states to prepare as soon as possible, an urgent reform of the unemployment benefit systems in order to face this two fold increase:

- the increase in the number of unemployed
- the increase in the average duration of unemployment.

Instead of focusing the provision of public funding to financial institutions, and awaiting the necessarily long term impact of large public investment plans revival measures, it is essential that Member States avoid an explosion of their unemployment benefit systems for lack of budget.. And it is also vital to avoid that in on year from now million of unemployed reach the end of their benefits, et because of a lack of dynamic labor market sink into absolute poverty.

Newropeans is convinced that the April G20 summit is the last chance for the international community to coordinate its action and impact the development of the ongoing global systemic crisis.

Proposals and convictions that Juncker seems to share and defend. Doing this Juncker is in complete contradiction of all the positions of his European and American colleagues who are announcing with big trumpets effect the end of the crisis to 2010. But probably because as leader of one of these tax havens he has to take certain precautions to protect his country of the financial appetites of its European neighbours, who would also enjoy the heaven-sends of tax evasion. That is probably why he warns the G-20, and the EU, to decide on a blacklist of tax havens without prior consultation with the States concerned, and a risk of disintegration of the EU if it were happen. Does Luxembourg threat to leave the EU? Or is Juncker just more realistic claiming that without any European spirit the autopsy will determine what has emerged from the crisis?

Spirit yes, but above all, Mr Juncker, European policies, and this can only come through a real democratic European process.
 

David Carayol*
Paris - France


*David Carayol is Vice-President of Newropeans, he is leading the coordination of Newropeans campaign in France - cf his blog Europemondi



Notes: 
[1] Juncker warnt vor Massenarbeitslosigkeit in der EU - Die Welt 17/03/2009

[2]  the first citizens' movement to run for June 2009 European elections in 10 EU Member States

Watch the debate organised by France 24 here
European Socio-political Alert n°1 (11/12/2008) - READ NEWROPEANS ALERT 1 HERE

European Socio-political Alert n°2 - (15/01/2009) - Money of banks bail-out is about to miss its goal: Newropean requires a European financial commitment which should benefit to all citizens!  READ NEWROPEANS ALERT 2 HERE

08.02.2009

Pourquoi les élections ne seront pas européennes: des barrières nationales infranchissables

Une vraie démocratie en Europe n’est possible que si le Parlement européen est élu par tous les électeurs européens au cours d’une élection transeuropéenne unique, se dotant ainsi d’une légitimité transeuropéenne et devenant enfin capable de canaliser une véritable volonté politique européenne qui sera tout sauf le plus petit commun dénominateur des programmes de plus de cent partis politiques nationaux.

Les conditions de l'élection européenne doivent être les mêmes pour tout citoyen européen et garantir la plus grande représentativité possible tant aux niveaux nationaux que transeuropéen.

Alors seulement l’élection législative européenne sera une véritable élection européenne.

Le système actuel quant à lui n’est qu’une énorme fraude à l’étiquetage, masquant la triste réalité du monopole des partis nationaux sur le système politique européen. 

LA SITUATION AUJOURD'HUI 

Tout parti véritablement européen dans quelque état membre de l'Union européenne est interdit !

Même pour les élections européennes! Tout parti doit d'abord être national et enregistré auprès de l'autorité nationale compétente.

De ce fait, les partis nationaux restent maître du jeu et aucune décision favorisant les intérêts des européens ne peut être mise en oeuvre. Les politiques européennes sont d'abord nationales, chaque état défend d'abord ses propres intérêts sans aucune vision européenne commune. La Commission étant de toutes façons nommée par les chefs d'état et de gouvernement, toute décision européenne est d'abord le résultat d'une concertation entre exécutifs des états membres avec un rôle très limité du Parlement Européen (lequel, fait unique en démocratie, n'a aucun pouvoir d'initiative des lois, celui-ci étant le domaine réservé de la Commission européenne, elle même composée de bureaucrates non élus).  

Ce sont environ 110 partis nationaux (en moyenne 4 par pays) avec chacun leur programme et aucune coordination européenne qui se retrouveront répartis dans 8 groupes politiques au Parlement européen en juin 2009.

Chacun avec son propre programme qui diffère sensiblement d'un pays à l'autre, et une absence de majorité entre partis de même sensibilité au Parlement Européen, d'où des coalitions de circonstances entre groupes de sensibilités dites opposées.

Conséquences:

  • Une absence totale et organisée de direction européenne politique claire et des citoyens européens qui ne se retrouvent absolument pas dans les décisions prises, diluées dans un parlement faible entre groupes politiques abstraits et au moindre dénominateur commun.
  • Un taux de participation aux élections européennes qui ne cesse de baisser depuis la première élection du parlement européen en 1979. Si la moyenne de l'UE était de 63% en 1979, elle n'était plus que de 45% en 2004 et ce même parmi les grand pays fondateurs (39%, 42,7% et 43% en 2004 pour les Pays-Bas, la France et l'Allemagne). 

Aucune disposition n'est prise par quelque état que ce soit, ni même par la Commission européenne pour changer, ni même dénoncer cette absence totale d'harmonisation du moment phare de la vie démocratique européenne: L'élection du parlement européen.

Vraiment étrange lorsqu'on sait avec quelle énergie la Commission européenne harmonise chaque domaine de la vie des citoyens: L'économie et sa dérégulation à outrance, le droit civil, le droit des sociétés, le droit pénal, le droit financier... aucun domaine n'y échappe sauf le principal: le droit à une élection véritablement européenne et donc démocratique, seule garantie d'une vraie représentation démocratique des citoyens européens!

Rien ne change, aucun changement en profondeur ne peut se faire dans le fonctionnement de l'Union européenne, ce qui provoque le désintérêt, la méfiance et le mécontentement d'un nombre toujours croissant de citoyens mais également (et en provoquera d'autres) la crise institutionnelle que nous vivons depuis maintenant 4 ans avec le rejet de la constitution et autre traité de Lisbonne. 

DES BARRIERES A L'ENTREE TOUJOURS PLUS INFRANCHISSABLES POUR LES NOUVEAUX PARTIS

Le propre de la représentation démocratique est d'assurer la meilleure représentation possible des courants et des citoyens et ce quelque soit leur taille et leur importance tant physiques que financières. Or certains états membres sont devenus maîtres pour s'assurer la suprématie de l'ordre (le leur) existant. 

Principaux procédés utilisés:

Le système le plus répandu dans l'Union européenne est la proportionnelle. Mais plusieurs niveaux de difficultés ont été créés artificiellement par certains états membres pour sécuriser la suprématie des principaux partis nationaux. 

  • Les modes de scrutin (avec ou sans circonscriptions)

Le choix du scrutin est crucial. Plus la magnitude (c'est-à-dire le nombre de sièges en jeu) est faible, moins l'effet proportionnel du scrutin est important. Fractionner le territoire aboutit mécaniquement à défavoriser les petits partis. Trois pays utilisent traditionnellement ce procédé le Royaume-Uni, l'Irlande et la Belgique (pour ce dernier les fortes disparités régionales justifient un tel procédé). Un pays à l'origine de la création de l'UE a cru bon de l'appliquer depuis les élections de 2004: La France. 

  • Listes bloquées ou non

Une liste bloquée est une liste dont l'ordre des candidats déterminés par le parti sera nécessairement l'ordre des candidats élus si la liste obtient suffisamment de voix. Au contraire une liste non bloquée permet à l'électeur de choisir l'ordre des candidats qu'il souhaite voir élus d'abord, voire de panacher ses votes entre plusieurs listes, ce qui assure ainsi une plus grande latitude de choix à l'électeur.

Si la majorité des pays européens appliquent un système de liste ouverte, certains pays utilisent exclusivement des listes bloquées: C'est le cas en Allemagne, en Grèce, au Portugal, au Royaume-Uni, en Espagne, en France, en Estonie, en Hongrie et en Pologne. 

  • La méthode de répartition utilisée

La méthode d'Hondt avantage les grands partis, surtout quand la magnitude (le nombre de sièges à pourvoir) est faible (cas des 'petits pays' ou des circonscriptions). C'est la méthode utilisée par la majorité des états membres, deux d'entre-eux utilisant également un système de circonscriptions: La France et le Royaume-Uni.

La méthode Sainte-Lagüe accroît en revanche la proportionnalité du système et avantage les petits partis: Elle est fréquemment utilisée dans les pays nordiques et par la Suède pour les élections au Parlement européen.

  • Le seuil d'accès à la représentation

Certains états prévoient en outre un seuil d'accès à la représentation: 5 % en Allemagne, Lettonie, Lituanie, la Slovaquie, la République Tchèque et la France (pour ce dernier un taux de 7% serait  à l'étude), 4 % en Autriche en Suède et en projet pour l'Italie, 3 % en Grèce. Quand la magnitude est importante, notamment quand le territoire national constitue une circonscription unique (la France de 1979 à 1999), ce seuil a pour effet d'exclure de la représentation une liste qui a pourtant recueilli suffisamment de voix pour obtenir des élus.

Quand la magnitude est plus faible (France, 2004), le seuil de 5 % ne joue qu'un rôle théorique, puisqu'il faut en pratique recueillir une proportion de voix supérieure pour espérer obtenir un élu. Le « seuil effectif » est alors plus élevé que le seuil légal. Pour la France par exemple ce seuil effectif se situe à 10% pour la plupart des circonscriptions. 

  • Les signatures des citoyens

Certains pays ont jugé nécessaire d'exiger des nouveaux partis (ceux ayant déjà un candidat élu en étant exemptés) de réunir un nombre défini de signatures de la part des citoyens. Ce nombre va de quelques centaines pour le Luxembourg (250) à plusieurs centaines de milliers pour la Roumanie (200 000). Si quelques milliers de signatures comme en Allemagne (4000), en Suède (1500), en Belgique (5000 pour la partie flamande, 5000 pour la partie Wallonne et 200 pour la partie germanophone) en Espagne (15000 ou 50 élus), ou encore 10 000, 15 000 ou 20 000 respectivement en Slovaquie, République Tchèque et Hongrie peuvent paraître justifiés, que dire des 150 000 signatures requises en Italie (30 000 par circonscription), 130 000 en Pologne (10 000 par circonscription) ou encore 200 000 pour la Roumanie!!

Le ticket d'entrée est évidemment plus élevé pour un nouvel entrant dans ces pays tant en termes de ressources humaines que financièrement. Les périodes pour recouvrir ces candidatures sont elles réduites et chaque parti dispose de quelques mois seulement, de 6 à 8 mois avant les élections jusqu'à 2 mois maximum avant ces dernières. Enfin et de nouveau, les partis existants sont exemptés de cette collecte de signatures! 

  • Le coût des moyens de l'élection

Dans la plupart des pays européens le coût de l'élection (le fait de pouvoir physiquement voter à l'aide de bulletins de vote, enveloppes, posters...) est payé par l'Etat, même si une caution est demandée dans de nombreux pays aux partis. Celle-ci va de 90€ pour Malte à 11.250€ pour les Pays-Bas ou £60 000 (66 000€, ou 5.500€ par circonscription) pour le Royaume-Uni. Ces sommes sont rembourséE si les partis atteignent un seuil de 1 à 3% selon les pays.

Deux pays (à notre connaissance) font figure d'exception en ce qui concerne le financement des moyens de l'élection par l'état: la République Tchèque ou chaque parti doit débourser l'équivalent de 10 000€ pour payer les bulletins de vote et autre matériel nécessaire à l'élection (remboursés si plus d'1% des votes) et la France pour laquelle un parti souhaitant se présenter dans les huit circonscriptions doit débourser plus d' 1 million d'Euros! Pour ce dernier pays également à l'origine de la création de l'Union européenne le seuil de votes à atteindre pour prétendre au remboursement de ces frais est de 3% des votes, soit le plus élevé dans l'Union Européenne.

Comment un nouveau parti indépendant peut-il avoir une chance d'accéder à des élections dans ces conditions!? Le propre de la démocratie n'est-il pas d'assurer un accès égal à chaque parti!!? 

  • L'âge légal de participation aux élections

Ce dernier point concerne à la fois les électeurs en âge ou non de voter et les candidates potentiels aux élections. Il est nécessaire que ces âges légaux minimum de vote et de pouvoir être candidat soient les mêmes dans tous les pays pour assurer une représentativité homogène dans l'ensemble de l'Union européenne.

Ainsi si pour l'âge légal de vote le vote à 18 ans (âge de la majorité civile) est le même dans la quasi majorité des pays de l'UE (seule l'Autriche autorise le vote à 16 ans) les disparités sont  importantes en ce qui concerne l'âge légal pour être candidat: Il est de 18 ans pour 12 pays, de 21 ans pour 10 pays, de 23 ans pour 2 d'entre eux et de 25 ans pour 3 pays. 

 

CONCLUSION

S'il y'avait un concours des pays les moins démocratiques et donc les moins européens, basé sur l'ensemble des critères exposés ci-dessus, on y retrouverait dans l'ordre:

  • La France
  • L'Italie et le Royaume-Uni
  • La Pologne et la Roumanie  

Les élections européennes ne seront véritablement européennes et démocratiques que lorsque les règles et procédures d'élection pour ces élections seront les mêmes dans chaque état membre de l'Union européenne.

Ces règles et procédures doivent être les plus ouvertes possibles et favoriser la plus large représentation et diversité possible.

Enfin l'établissement de partis transeuropéens doit être explicitement reconnu au sein même de l'Union européenne et dans chaque état membre! Elle est la condition sine qua non à une vraie démocratie représentative et donc une vraie démocratie européenne!

Newropeans exige que les élections européennes soient réellement européennes et démocratiques.

Pour ce faire:

1. L'élection européenne doit avoir lieu le même jour dans tous les pays européens

2. Les procédés d'élection utilisés doivent être homogènes et garantir la représentation la plus large et la plus diverse possible et non assurer la victoire des plus gros partis à l'aide de méthodes opaques et totalement injustes et injustifiées démocratiquement: En particulier les méthodes de scutin et les méthodes de répartition proportionnelle utilisées ne doivent pas favoriser les partis déjà établis, à défaut de favoriser les petits et / ou nouveaux partis.

3. L'exigence de signatures (si elle est retenue) doit être les mêmes pour tout parti du même état membre, qu'il soit nouveau ou qu'il soit déjà établi. Le nombre de signatures à obtenir doit être raisonnable, basé sur une procédure identique dans l'ensemble de l'Union européenne, et s'appliquer à chaque parti (et pas seulement aux nouveaux). 

4. Les moyens de l'élection doivent être totalement financés au mieux par l'Union européenne, au moins par chaque état membre de l'Union européenne: Ceci pour assurer une juste représentation de partis indépendants, et non biaisée, car basée sur un accès identique à chaque parti.

5. L'âge légal de participation à ces élections, tant comme électeur que comme candidat doit être le même dans chaque pays membre: Elle est la condition d'une représentation homogène dans l'ensemble de l'Union européenne. 

David Carayol*
Paris - France


*David Carayol est Vice-Président de Newropeans, il est Coordinateur de la Campagne Newropeans en France - cf son blog Europemondi 

27.10.2008

Newropeans, traité de Lisbonne et crise financière

Une petite vidéo sur les bêtises de ces dernières années qui ont conduit nos élites politiques à organiser ou cautionner les gachis des traités de Lisbonne et à la crise financière que nous sommes en train de subir!! Extrait d'une conférence donnée à Rome le 24 octobre 2008 en présence d'hommes politiques italiens, de professeurs, écrivains et journalistes.

Franck Biancheri est président de Newropeans, le 1er mouvement citoyen à se présenter dans 10 pays de l'Union européenne aux prochaines élections européennes avec le même programme, pour démocratiser l'Union Européenne. Le groupe de réflexion politique qu'il dirige fut le seul à avoir anticipé la crise actuelle depuis 2 ans maintenant. Plus d'infos ici: http://www.leap2020.eu/ 

Franck Biancheri participera à une conférence sur le thème de la crise financière et le rôle que peut tenir l'Europe le 28 novembre prochain, veille de l'assemblée générale de Newropeans à Francfort.

 

24.10.2008

Crise etc. Le bon, la brute ou le truand ?

Ouf, ça y est la crise est sous contrôle grâce à Nicolas Sarkozy. 

D’ailleurs le président français est tellement compétent qu’il vient lui-même de s’auto-désigner "meilleur futur empereur" potentiel de l’Eurogroupe. Excusez du peu !?

Effectivement son dynamisme est très impressionnant pour qui lit les médias officiels, qui chantent sa gloire, comme un chœur de chorale à l’unisson. Pensez donc, "imposer"[1] aux Américains eux-mêmes la vision européano-sarkozyste, une vraie réussite. Et s’octroyer cette victoire par la même occasion avant de s’auto-proclamer président à durée indéterminée de l’Eurogroupe, chapeau ! Il fallait oser, il l’a fait, c’est très fort. En d’autres temps, il aurait fallu quelques campagnes en Europe et plusieurs centaines de milliers de morts... pour arriver à ce résultat. Et pour finir un putsch en bonne et due forme au conseil, mais là c’est fait... et ça c’est passé au Parlement européen mardi de cette semaine !? 

Il fut un temps où Bonaparte de retour d’une campagne d’Egypte désastreuse la faisait passer pour un succès, la campagne de notre président se passe chez nous, elle nous a présenté un produit révolutionnaire en France, terre de Révolution, on attend toujours la révolution, mise à part quelques mesures sanglantes, comme la fin de la publicité sur les chaînes du service public, et autres mystifications autour des accords de Grenelle, moment fort des événements de Mai-68, et carte de visite rhétorique de notre cher président.

Non décidément sa campagne ne se termine jamais, certains disent même qu’il n’est jamais meilleur que quand il est en campagne... Ça fait cinq ans qu’elle dure dans notre pays, chers Européens, vous venez tout juste de découvrir ce qu’on supporte chaque jour, une de journaux après une de journaux... et ce n’est que le début vu les participations actives des patrons de presse et autres actionnaires industriels de la presse en France au dernier Grenelle en date, celui pour les médias ! 

Cette petite parenthèse mise à part...

Alors quoi, il est volontariste notre président, la preuve il est en train à lui seul de sauver le monde et de réformer l’Europe, le capitalisme et l’ordre mondial !

Sauf que j’aimerais bien qu’on m’explique comment quelqu’un qui glorifie pendant cinq ans[2] à la moindre occasion un modèle américain à la dérive (et qu’on ne me dise pas que le modèle américain a explosé du jour au lendemain, quand c’est tout le système qui est en déroute depuis plusieurs décennies maintenant...) et donc le capitalisme à l’américaine, ou anglo-saxon, ou encore le libre-échange sans intervention de l’Etat, peut en l’espace de quelques semaines vouloir refonder le capitalisme mondial et moraliser ce même système...

Et ce ne sont pas ses propositions sur le surendettement[3] (subprimes) qu’il a défendues avec tant de panache lors des présidentielles de 2007 et qui sont à l’origine de la catastrophe qui nous arrivent des Etats-Unis, qui vont rassurer ses détracteurs... 

Ni même la façon dont il a déjà utilisé le passage en force, appelez ça coup d’Etat, putsch ou simplement coup d’éclat... pour faire passer le traité constitutionnel européen... qui plus est quand ce dernier préconise toujours plus d’ouverture, notamment au niveau financier, ce qui n’est pas vraiment la solution idéale pour refonder le capitalisme !

Ni même encore d’associer le Premier ministre anglais (notez que c’est la deuxième fois), à son projet de présidence européenne. Il est intéressant à ce propos de remarquer que l’ambition présidentielle européenne du président français semble systématiquement passer par le Royaume-Uni. Après Blair, qui s’est juste fait griller la priorité au passage par son ami de circonstance (et néanmoins de couleur politique opposée…) dans la course à la présidence européenne... c’est au tour de Brown de servir de faire-valoir aux ambitions du président européen en exercice. Curieux en effet qu’il associe à cette mesure salvatrice pour les Européens qu’est le "gouvernement de l’Euroland" un pays qui s’est toujours déclaré plus proche des positions économiques américaines jusque dans le gâchis d’aujourd’hui. Et je ne m’étendrai même pas sur l’exemple que représentait ce même Royaume pour le président français il n’y a pas si longtemps encore...

Alors évidemment, l’idée des garanties d’Etat données par Brown était une bonne idée, la coordination européenne que Newropeans recommande depuis deux ans que la crise est en gestation (reprise finalement en urgence par Sarko and co), c’est une bonne chose, la refonte du capitalisme mondial, c’est une bonne initiative…

Mais, sous prétexte de crise, sous prétexte d’urgence, sous prétexte d’état d’exception un président astucieux est en train de s’approprier des sujets qui demandent une vraie réflexion de fond, une vraie concertation citoyenne autrement nous repartirons sur un autre Bretton Woods (le symbole à ce propos n’est pas du meilleur goût vu comment ce système se termine...), comme sur un autre traité européen, façonnés depuis un demi-siècle toujours par les mêmes intérêts qui ont provoqué et provoqueront de nouveau la catastrophe que nous subissons aujourd’hui ou la crise institutionnelle européenne de ces dernières années. 

Ne vous y trompez pas, si tout se casse la figure, au niveau économique, environnemental, social très bientôt... c’est d’abord parce que les intérêts (impunis et qui ne le seront jamais puisqu’il ne faut pas chercher de coupables’[4]) qui ont mis en place le système actuel divergent des intérêts du plus grand nombre. Et ce n’est pas le traité de Lisbonne (que Sarkozy cherche toujours à faire passer en force en Europe), les mesures rapides qu’il annonce à grands coups de tambours, ni même sa présidence prolongée qui permettront de changer la donne. 

On ne traite pas des maux profonds avec du superficiel, cessez de prendre des mesures superficielles ou vous ne traiterez le mal que superficiellement. La transparence, ça ne commence pas par les paradis fiscaux, ça commence par une représentation démocratique réelle ! 

Si vous souhaitez changer la donne, Monsieur le président, commencez par associer vraiment les citoyens aux véritables décisions qui les concernent au niveau européen !

Cela aurait dû commencer par le traité de Lisbonne, mais vous ne l’avez pas fait. 

Newropeans souhaite un vrai gouvernement européen élu, avec un président élu (et non autoproclamé), un vrai Parlement européen étant source de propositions et de vrais référendums trans-européens sur les sujets importants. Une Union européenne qui est une vraie union citoyenne d’abord, force de proposition en Europe et une même voix dans le monde. 

Pas seulement des mots, des faits !

Pas des mesurettes, de vraies mesures !

Une vraie indépendance de pensée et d’action !

C’est ce qui fait et fera la différence entre Newropeans et les politiques européennes actuelles !

Et ça commence en juin 2009 ! 

David Carayol*
Paris - France

 


*David Carayol est vice-président de Newropeans, il a été le coordinateur de la Campagne des plages Newropeans 2008 (www.nsbc.eu) - cf son blog Europemondi 

 


[1] Comme on pouvait le lire dans un canard gratuit appartenant à un propriétaire de yacht célèbre, occasionnellement utilisé par le président français...

[2] Durée de la campagne présidentielle de Sarkozy

[3] Voir à ce propos l’article et la vidéo insérée particulièrement éloquente http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=45988

[4] Dixit le président français, encore, à son discours de mardi au Parlement !

26.07.2008

Elections européennes, c'est parti sur 9 côtes européennes

Pour la première fois dans l'histoire de la construction européenne, un groupe de citoyens européens se présente aux élections européennes de 2009 dans 10 pays de l'Union européenne. Ça y'est la campagne est lancée, elle se nomme campagne des plages 2008 Newropeans, ou nom plus générique: « Summer Beach Campaign 2008 »

Près d'une centaine de jeunes volontaires de toute l'Europe, pour la plupart d'anciens étudiants Erasmus, se répartissent par équipes de 4 dans 4 camping cars, et ce pendant 6 semaines du 12 juillet au 24 août 2008. La campagne a démarré il y'a deux semaines, les trois camping cars ont quitté Paris directions le Portugal, l'Espagne par la côte méditerranéenne française et l'Italie.

Le premier camping car s'est dirigé vers le Sud du Portugal, pour démarrer à Faro le 12 juillet et remonter la côte Ouest de l'Europe jusqu'à La Haye aux Pays Bas le 24 août. Les second et troisième camping cars ont quitté Cannes le 13 juillet, directions Malaga au Sud de l'Espagne pour le deuxième camping car et le tour de l'Italie pour le troisième, de la côte Adriatique à la côte méditerranéenne. Enfin le quatrième et dernier camping car sillonnera à partir du 2 août et pour 9 jours les côtes du Nord de la Grèce, et de la mer noire en Bulgarie et en Roumanie.

Un objectif

La vingtaine d'équipes engagées sur cette campagne des plages mais également sur les principaux festivals de rocks européens: Promouvoir la démocratisation de l'Union Européenne. Promouvoir Newropeans, premier mouvement citoyen trans-européen à s'être formé spontanément en juillet 2005, après les NON français et néerlandais au référendum a la dite et défunte constitution européenne.

Après deux semaines, le message en 12 langues (4 prospectus comptant 6 langues chacun) est plutôt bien accueilli par les européens, l'ambiance est au repos et l'intérêt est évident.

Pour ma part et faisant parti de la première équipe présente au Portugal, puis en Espagne (Galice), dans une équipe comprenant, deux allemandes dont une vivant au Danemark, un Espagnol, et deux français, je suis très agréablement surpris et même positivement étonné par les remarques identiques, d'un pays européen à un autre.

Les européens tiennent à peu de choses prêts le même raisonnement sur le ras le bol des rivalités dépassées droite / gauche, la nécessité de replacer le débat au-delà de ce clivage simpliste et leur véritable aspiration pour des projets politiques novateurs. Autre point qui fait désormais consensus et qui concerne l'opinion majoritairement répandue dorénavant, n'en déplaise à nos chers hypocrites de leaders, c'est qu'il y a un vrai problème en Europe aujourd'hui. Et ce ne sont pas les propos moralisateurs de nos dirigeants, ni même leur cynisme à répétition, traité de Lisbonne après traité constitutionnel ou autre marchandage de tapis sur le budget européen... qui nous rassurent...

Des réactions positives donc, de l'incrédulité aussi de voir 4 jeunes étrangers leur proposer de changer l'Europe sur la plage, de la curiosité surtout. Et quelques remerciements pour le mal que se donnent ces bénévoles pour venir les rencontrer aussi loin de chez eux!? Mais également pour ce projet politique unique.

L'opération n'est pas finie, bien au contraire, elle n'en est qu'au début, les premiers retours sont très prometteurs mais il reste encore 1 mois, 1 mois pour informer près d'un million d'européens avec autant de prospectus, 1 mois pour prendre la température, pour une fois auprès d'un maximum d'européens dans chaque pays.

Quoiqu'il en soit, la génération Erasmus arrive, l'opération se fait déjà en grande partie grâce à eux, le président de Newropeans en tête, et ce n'est que le début. Cette opération de bénévoles, tous citoyens d'une même communauté de nations ne sera un succès qu'avec l'aide d'un maximum de volontaires, ne serait-ce que pour terminer l'opération (nous manquons de monde sur les deux dernières semaines en France et en Espagne), et la financer (uniquement par des dons).

Aidez-nous financièrement: https://www.members-newropeans.eu/register_donator.php

David Carayol

Coordinateur bénévole Campagne des plages 2008 Newropeans

Suivez l'opération ici: www.nsbc.eu

25.07.2008

EDVIGE ou bienvenue dans le tout policier...

... et vive la France de demain!!!
 
Vous en frémissiez en regardant les séries américaines, Sarkozy l'a fait...
Fichage systématique de tous les citoyens français à partir de 13 ans pouvant représenter une menace éventuelle un jour éventuellement... Sont concernés tous les militants associatifs, politiques, syndicaux... enfin tout le monde quoi!!! Et comme c'est du sophistiqué et qu'en plus ils ont plein de joujous électroniques qui permettent de recouper l'info. en fait c'est tous nos agissements, déplacements, opinions... qui sont susceptibles d'être fichés...
Et tout ça par décret du gouvernement!
Vive la république, et vive la France de Pét... euh Sarkozy
 
+ D'INFOS ET SIGNER LA PETITION CONTRE EDVIGE ICI:
http://nonaedvige.ras.eu.org/
 
David Carayol
ps: Transférez cet email tant que vous le pouvez...
 
 
Et une réaction de Franck Biancheri, Président de Newropeans (dont je suis membre) 1er mouvement politique à se présenter aux élections européennes de 2009 dans 10 pays avec le même programme pour démocratiser l'Union Européenne! Et éviter ce genre de dérives de plus en plus fréquentes....
http://www.newropeans-magazine.org/content/view/8379/1/ 

14.06.2008

Merci, chers amis irlandais !

En France nous avons un proverbe populaire qui dit : «Jamais deux sans trois». Apparemment il marche aussi en Europe…

Il semblerait que la sagesse populaire ait encore parlé, irlandaise cette fois, après celles française et néerlandaise. Et si l’Europe politique que nos chers leaders ne cessent de dénoncer et de bafouer tout à la fois commençait vraiment à émerger aujourd’hui, et depuis 2005, en Europe.

Bien entendu nos chers moralisateurs, et menteurs, que sont nos élites en France, mais également en Europe, ne cessent de juger ces agissements, insupportables à leurs yeux, d’irresponsables.

Pensez donc, aller à l’encontre de leur ‘projet personnel’… pardon ‘européen’. Une petite Europe entre amis dont les principaux responsables sont nommés et non pas élus, et n’ont de responsable que le nom et jamais la responsabilité. Une Europe dont 100 familles se partagent les postes clés de ses institutions, et l’immunité à vie qui va avec. Une Europe avec un Parlement qui n’en a que le nom et pas le rôle. Une Europe enfin qui n’en avait que la forme économique, une addition d’intérêts nationaux, et pas la substance politique jusqu’au refus de ce traité constitutionnel.

Car c’est bien au deuxième acte de ce refus des peuples que nous assistons aujourd’hui avec le non irlandais. Et ce ne serait sûrement pas QUE le troisième non si on avait permis à d’autres peuples de s’exprimer comme toute démocratie digne de ce nom est censée le permettre.

Alors chers amis irlandais, n’écoutez-pas les reproches de nos moralisateurs français, quelque ministre que ce soit, car ils sont prompts à donner beaucoup de leçons quand il s’agit de morale, mais n’en ont aucune lorsqu’il s’agit de faire avancer leurs petits intérêts. Il n’y a qu’à voir avec quelle énergie ils nous ont re-balancé le traité constitutionnel sous un nouveau nom !?

L’Europe vous a donné beaucoup et vous a réussi économiquement si on en croit les richesses exceptionnelles générées dans votre pays.

Et vous nous le rendez bien, en effet, aux Européens, car sachez que quoi que pourront en dire vos/nos responsables dans les jours et les semaines qui viennent, votre NON n’est pas le non des 1% d’irlandais européens, il est le non du peuple européen qui dans sa majorité aujourd’hui souhaite une vraie Europe politique et démocratique.

Le compromis européen des élites est bel et bien terminé : L’Europe ne se fera plus sans le peuple Européen!

David Carayol

02.06.2008

Newropeans Summer Beaches Campaign 2008


Agrandir le plan

Newropeans is launching the Summer Beaches Campaign 2008.
The SBC08 is twofold:
1. 20 teams of 4 Europeans will go in 4 camping cars from mid July to the 3rd week of august along the European coasts in Spain, France, Italy, Portugal, Greece, Bulgaria, Romania, Belgium and Holland to meet Europeans and promote Newropeans (1 team will go for 1 week).
2. 10 teams of Europeans (between 3 and 10 people) will go to main European rock festivals (see which ones on the map) to meet Europeans and promote Newropeans.
Wish to be involved:
CONTACT: sbc08@newropeans.eu

More infos.
http://www.facebook.com/pages/Newropeans-Summer-Beaches-Campaign-2008/16922221580

04.05.2008

62% des Français craignent une grave crise d'ici la fin du mandat de Sarkozy

Résultats complets du sondage dans Marianne ICI

62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, et plus d'un Français sur deux (55%) ne souhaite pas qu'il se représente en 2012, selon un sondage CSA à paraître samedi dans l'hebdomadaire Marianne.
Selon cette enquête réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le chef de l'Etat va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP).
Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite.
55% des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à l'élection présidentielle de 2012, tandis que 29% le souhaitent (dont 59% de sympathisants de droite). 16% NSPP.

03.05.2008

Nicolas Sarkozy : vers la trahison des intérêts de la France et de l'Europe

Paru cette semaine dans Newropeans Magazine ICI: Edito de Franck Biancheri, Président de Newropeans, mouvement dont je suis membre.

Alors que nous nous approchons de la présidence française de l'UE, il est remarquable que le président français n'ait pas abordé le sujet lors de son récent entretien télévisé. Et qu'on ne nous parle pas d'une faute des journalistes ! Ces derniers, choisis par l'Elysée, n'étaient là que pour servir une opération de communication pilotée par les marionnetistes de Nicolas Sarkozy.

Non, si la présidence française de l'UE n'a pas été abordée (sauf pour préciser que Nicolas Sarkozy déciderait en fonction des autres Européens d'aller ou non à Pékin), c'est pour une raison beaucoup plus simple : comme pour la France, Nicolas Sarkozy et ses sponsors ne veulent pas expliciter leurs objectifs car ils sont inavouables. Et ces objectifs inavouables constituent à mon sens de réels dangers pour la France et l'Europe, voire une trahison pure et simple du projet européen et du rôle de la France en la matière.

En l'occurence, la présidence française de l'UE va ainsi nous faire découvrir toute l'ampleur de la traîtrise au projet européen ourdie en particulier par deux des trois forces qui jouent avec notre marionnette élyséenne, en l'occurence les Américanistes et les intégristes religieux. Car derrière les désormais deux grandes priorités de la présidence française, la défense européenne et l'immigration, il y a bien un plan ; et il est vraiment totalement inavouable.

Car il s'agit tout simplement pour Nicolas Sarkozy, comme il le fait en France depuis un an, de mentir en se présentant comme l'apôtre de la défense européenne pour de facto supprimer la seule défense indépendante de l'UE et la noyer dans l'OTAN. Les Français ont désormais appris à décoder le language Sarkozy : annoncer bruyamment un objectif, tonitruer des convictions fortes... pour mieux servir des convictions contraires et poursuivre des objectifs inverses. Si ce n'est pas l'essence même de la traîtrise, alors qu'est-ce donc? 

Et le grand projet de la présidence de l'UE que Nicolas Sarkozy va porter en secret (y compris des diplomates et des armées françaises), c'est celui-ci : ficeler totalement les Européens pour les décennies à venir dans le grand projet de conflit religieux chrétienté-islam qui, de Washington à Londres en passant par Copenhague et à nouveau Rome, alimente les cerveaux malades des descendants idéologiques d'Hitler, Pétain ou Mussolini. Et c'est là que l'autre priorité, la lutte à outrance contre l'immigration, prend tout son sens : elle accroît les tensions avec le monde musulman et renforce l'état policier en Europe.

Aux Etats-Unis, G.W. Bush, la pitoyable idole de notre piètre président, incarne parfaitement cette politique. Et Nicolas Sarkozy a une feuille de route précise : réécrire l'Histoire pour que hier la France ait attaqué l'Irak avec les Etats-Unis ... enfin, pour que cela revienne au même, mais en pire, cette fois-ci elle s'associera à l'attaque de l'Iran conduite par Tel Aviv et Washington. Et là, enfin, pour ceux qui les manipulent dans l'ombre, le monde bi-polaire qui leur convient tant et qui a disparu en 1989 pourra se recréer. Il s'agira cette fois-ci non plus de l'Occident face au Communisme, mais des Chrétiens contre les Musulmans.

Pour l'Europe, un tel conflit sera une catastrophe historique sur deux niveaux:

. d'une part, moralement, car il nous conduira à bombarder et tuer des populations civiles à grande échelle, comme nous sommes en train de le faire de plus en plus à petite échelle en Afghanistan

. d'autre part, stratégiquement, il placera notre continent, nos villes au coeur de ce conflit et entraînera la multiplication de conflits ethniques, religieux et la mise en place d'une UE 'état policier'. Pour le plus grand bonheur des manipulateurs de Bush, Sarkozy & consors.

Un tel scénario constitue bien entendu une traîtrise historique majeure de l'intérêt collectif des 500 millions d'Européens et de toutes les valeurs  qui animent la construction européenne depuis 60 ans.

Les mois qui viennent vont être difficiles, très difficiles en Europe et dans le monde. Et hélas une fois encore les élites françaises vont être les complices d'un renoncement à ce pourquoi elles ont prétendu être élues, et plus généralement d'un renoncement aux valeurs mêmes qui sous-tendent notre pays et notre continent depuis 1945.

L'approche, d'ici l'Automne, d'une crise de régime en France, générée par le rejet populaire croissant du pouvoir en place et un décalage chaque jour plus grand entre Nicolas Sarkozy et les élus du parti majoritaire (UMP), va probablement offrir une opportunité d'action à tous ceux qui n'acceptent pas de voir la France et l'Europe trahie.

02.05.2008

Emmanuel Todd : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»

Entretien réalisé par Marianne 2 ICI:

Morceaux choisis:

Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.

Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerais pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.

Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.

La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.

Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal.

Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

01.05.2008

Super menteur 2: SARKOZY et ses mensonges sur l'afghanistan

Spécial dédicace aux 8 ou 900 soldats supplémentaires envoyés là-bas en accord avec Oncle Sam! Prochaine étape, l'Iran!?

 

26.04.2008

Sarkozy: Après avoir berné l’électeur avec le traité constitutionnel, c’est maintenant au tour de la Turquie. Vive la démocratie !

Ça y’est il fallait bien que ça arrive on nous a servi le traité constitutionnel en entrée, on a pas aimé, on nous l’a imposé en plat de résistance et on nous sert l’adhésion de la Turquie au dessert.

Mais rassurez-vous, puisque Monsieur Jouvet nous dit que Monsieur Sarkozy est opposé à l’entrée de la Turquie, il n’y a rien à craindre. On peut réviser la constitution tranquillement, dans le dos des français, et éviter cette obligation stupide qui obligeait la France à soumettre tout élargissement, y compris la Turquie, au vote roi, celui du peuple, le referendum.

Dur à avaler pas vrai ? Mais non comprenez bien cher citoyen qu’il en relève je cite : « …de la crédibilité du président Sarkozy à l’égard de ses partenaires européens… ».

C’est vrai qu’il n’est déjà plus crédible pour les trois quarts des français alors si en plus il se met ses partenaires européens à dos… Certains français mais surtout européens diront même qu’il se les est déjà mis largement à dos, mais chut, on est en France, il ne faut pas que les français sachent !

Et pour mieux justifier encore cette décision, d’ajouter : "Comment voulez-vous négocier si au terme des négociations vous dites (...): +J'ai négocié avec vous pendant deux ans, mais je n'y peux rien, ce n'est pas moi qui prendrai la décision et je m'en remettrai à un référendum+ ?", a-t-il interrogé : "Vous n'êtes plus crédible dans le cadre de négociations européennes".

C’est bien là le problème Monsieur Jouvet, c’est que vous n’êtes pas crédible, pas vous personnellement bien sûr, je ne vous connais pas suffisamment pour écrire ça, mais vos partenaires et prédécesseurs européens qui ont fait miroiter pendant plus de 40 ans l’entrée dans l’Union européenne à la Turquie

Vous n’êtes pas crédible auprès des deux tiers des européens qui sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

Vous n’êtes plus crédible auprès des Turcs, qui de plus en plus se demandent à quel jeu joue les européens avec ce miroir aux alouettes qu’est devenu leur adhésion.

Vous n’êtes plus crédible tout court, vous les partis politiques et gouvernements nationaux de chaque pays qui continuez patiemment à foutre l’Union européenne en l’air, en en faisant qu’une boite à back chiches géante qui sert sournoisement et scandaleusement à faire passer des décisions et pratiques confidentielles, qui si elles étaient débattues auprès du peuple seraient retirées immédiatement.

Qu’ils s’agissent de l’adhésion de la Turquie, du traité constitutionnel (qui pourtant a été débattu et refusé !), des OGMs, du modèle capitaliste imposé qui ne fait qu’augmenter le chômage et la précarité depuis plus de 30 ans, de l’environnement que l’on néglige, et j’en passe…

Et demain, UE et OTAN ne feront qu’un ? Blair sera Président des Etats-Unis d’Europe… et jouera des gros bras au Moyen Orient avec son pote, ‘Oncle Sam’ pendant que nos médias nationaux glorifieront ces hérauts des temps modernes, qui nous feront oublier qu’on a plus rien à dire, nous, moi, citoyen de base, et qu’on est en train de crever dans un monde qui n’a plus ni droit ni lois! Mais surtout plus de sens.

Alors continuons à patienter, cher lecteur, à écouter toujours ces mêmes justifications stéréotypées, ces mêmes auto-félicitations lors de chaque rencontre européenne ou internationale. Continuons à nous enivrer de cette poudre aux yeux que nous servent à chaque repas nos dirigeants et leurs médias affiliés.

Continuons patiemment à écouter messieurs Jouvet, Sarkozy, Barroso…, et demain leurs successeurs, qui n’auront de successeurs que le terme, car copie conforme de leurs prédécesseurs.

Continuons à ouvrir grand nos yeux et nos oreilles devant ces prestidigitateurs que sont devenus nos représentants politiques et à les fermer devant la réalité qui est chaque jour plus sombre. Ah bien sûr ça pourrait être pire, il n’a qu’à voir en Afrique, en Irak, en Afghanistan… ou encore aux Etats-Unis…

Et demain, mais demain : En Europe et puis en France !?

Continuez ou engagez-vous! Maintenant ! Pour la vrai démocratie ! Pas la mystification qu’en ont fait nos leaders !! Elle est nécessaire, plus que jamais, aujourd’hui, en Europe ! Et elle commence par ton engagement citoyen !

David Carayol

www.newropeans.eu

Newropeans est le 1er mouvement citoyen à se présenter aux élections européennes de 2009 dans tous les pays de l’Union européenne. Son objectif est de démocratiser l’Union européenne.

22.03.2008

La récession américaine pourrait être l'une des plus graves depuis 1945

ça y'est les Etats-Unis sont presque officiellement en récession.. (certains pensent qu'elle est en fait en récession depuis plus d'un an, notamment du fait de la baisse du $ et de statistiques plus qu'enjolivées..), ce n'est pas encore déclaré par le pouvoir en place mais une majorité des économistes sont à ce qu'il paraît d'accord! Et apparamment c'est grave... pardon sévère!!

Voir l'article sur le Monde, ICI

La majorité des économistes américains sont maintenant convaincus que les Etats-Unis ont basculé dans la récession. Pour Martin Feldstein, président du National Bureau of Economic Research, dont la mission consiste à déterminer les périodes de récession, non seulement celle-ci a commencé, mais elle serait l'une des plus sévères depuis la seconde guerre mondiale. Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale (Fed) de 1987 à 2006, évoque la crise la plus "wrenching" (douloureuse) depuis 1945.

Et l'article de conclure:

Au Congrès, les parlementaires réfléchissent à la possibilité pour l'Etat de racheter massivement les prêts immobiliers. Il accorderait ensuite des conditions de remboursement plus favorables aux emprunteurs en difficulté. Mais la situation n'est pas jugée aujourd'hui assez dramatique pour qu'une administration puisse justifier politiquement la reprise de 2000 à 3000milliards de dollars de crédits immobiliers.

Un autre article est paru en 1ère page de Métro France cette semaine, il s'agit de l'estimation de Joseph STIGLITZ (Nobel d'économie) du coût de la guerre en IRAK pour les Etats-Unis, en prenant en compte l'ensemble des coûts (sociaux, pensions d'invalidités, recrutement des nouvelles recrues...) et pas seulement ceux de la guerre sur place.

A consulter également sur L'EXPANSION, ICI

Et l'article de conclure:

"Au final, les dépenses de la société américaine depuis le début de la guerre en mars 2003 se situeront dans une fourchette allant de 1.026 à 1.854 milliards de dollars."

NO COMMENT

06.03.2008

Une enquête souligne la méfiance des agriculteurs envers les OGM

Pour ceux qui pensaient que les quelques syndicats agriculteurs (plus souvents cités par les médias que l'ensemble des agriculteurs) étaient représentatifs de l'opinion des agriculteurs français.. NO COMMENT. Ah si ce serait bien d'y faire le ménage aussi...

A lire sur Lemonde.fr ici: http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2...

Une majorité des agriculteurs ayant répondu à une enquête interne lancée par la première coopérative française, Terrena, restent hostiles à l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais souhaitent que les recherches se poursuivent.

Près de 12 % des 26 000 adhérents de Terrena ont répondu au questionnaire, rendu public mercredi 5 mars, que leur avait distribué en janvier la coopérative et leur jugement est sans appel : ils sont 66 % à estimer que les cultures OGM ne constituent pas une réponse à la demande croissante de produits agricoles et 54 % qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production. Les agriculteurs interrogés sont ainsi 61 % à être favorables au maintien du moratoire sur les OGM, "le temps que les recherches avancent".

 

04.03.2008

Mes commentaires article du Monde: "Dominique Strauss-Kahn : "la BCE est surpuissante et n'a pas de contrepoids politique"

Je viens de lire l'interview ci-dessous du patron du FMI, Monsieur Dominique Strauss-Kahn et elle m'inspire tellement que je n'ai pas pu m'empêcher de donner mon avis point par point (en italique).

Bravo Monsieur car après avoir claironné il y'a 1 mois tout juste que la crise des subprimes était somme toute qu'une turbulence passagère, votre leçon d'économie me laisse sans voix tant elle est si merveilleusement consensuelle et pleine de non sens.

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) depuis le 1er novembre 2007, a achevé, le 2 mars, un voyage en Afrique, où l'inflation fait plus de dégâts qu'en Europe. Pour lutter contre ce fléau, il préconise une augmentation des surfaces cultivées, une réduction des taxes sur les produits de base et des subventions temporaires. Une première pour le FMI.

En France, l'inflation à +2,8 % suscite un vif débat sur le contrôle les prix. Au Burkina Faso, elle aurait atteint 67 % en deux mois et a provoqué des émeutes, le 28 février. Pourquoi ce retour global de la hausse des prix ?

Il faut comprendre ce qui s'est passé. L'inflation est partie de la hausse des prix de l'énergie, poussée par une demande de plus en plus forte des pays émergents alors que la production de pétrole peine à suivre. On peut penser que le ralentissement économique en cours amorcera une baisse des prix du pétrole; le FMI ne prévoit pas d'explosion du prix du baril.

Sur la demande de plus en plus forte du pétrole, petit détour du circuit classique du cercle de production / consommation d'un pays comme le Burkina Faso dont Monsieur parle plus bas: Le Burkina Faso est le premier producteur de coton d'Afrique. Le coton est une culture d'exportation dont la culture est largement encouragée par le FMI... pourquoi? Pour fournir de la matière première pas cher dont le prix sera négocié sur une bourse spécialisée basée à New York. Lorsque les cours ne sont pas entretenus artificiellement aux profits de 4 ou 5 grandes multinationales qui spéculent dessus, le prix est influencé par l'offre et la demande classique. Ce coton du Burkina Faso sera ensuite acheté par les pays asiatiques, qui en vertu du modèle de taylorisation propre à la théorie libérale dominante actuelle, sera fabriqué dans les ateliers du monde chinois, avant d'être revendus en Europe, ou avec des vêtements d'occasions européens échouants finalement dans les pays africains, dont le Burkina Faso. Comme circuit économisant l'énergie, on a connu mieux... Le Burkina Faso pourrait fabriquer lui-même ses T-shirts en coton diront les gens censés!? Ben non justement le FMI et la banque mondiale préfèrent encourager l'exportation de matière brute au détriment de la mise en place d'une industrie secondaire... Logique n'est ce pas!? Sans doute que non mais très logique financièrement pour les multinationales qui contrôlent la production de coton en Afrique et fournissent d'ailleurs les OGMs et intrants (engrais et pesticides) pour cultiver ces cultures.

Et ce n'est pas le soit-disant ralentissement économique qui générera une baisse sensible des prix du pétrole, car son prix est doublement indexé sur la spéculation et sa raréfaction.. et grande chance pour les écolos, moins pour les autres, la production de pétrole ne sera pas infinie, et en tout cas elle est constante avec une demande qui ne baissera pas à mesure que les pays s'industrialisent...

La deuxième cause de cette inflation est d'origine agricole. L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Dans le même temps, la production a été rendue plus onéreuse en raison de la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. On a aussi constaté une propension à consommer plus de produits alimentaires en Chine et en Inde, et l'on ne peut que s'en réjouir! Et puis, il y a eu la ruée sur les biocarburants, qui représentent la moitié de la croissance de la demande de maïs et de soja.

Ces pressions ont provoqué une inflation forte qui atteint, dans les pays du Sahel, un taux à deux chiffres. Je ne suis pas surpris qu'il y ait des réactions dans les pays développés, et plus encore dans les pays pauvres où la survie des populations est en question.

L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Et oui si les sécheresses étaient des phénomènes naturels il y'a encore pas longtemps de cela, il semblerait que le réchauffement climatique soit moins naturel que vous pourriez le penser, et les sécheresses plus fréquentes, de quoi s'inquiéter en effet sur le phénomène d'inflation des matières premières...

Et la production rendue plus onéreuse par la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. Sur les engrais tous les producteurs s'approvisionnent auprès de la poignée multinationales oligopolistiques qui leur vendent les semences, dont les OGMs, et les prix ne vont généralement pas en baissant lorsqu'il n'y a plus de concurrence réelle... Leçon économique élémentaire. Et pourtant qui a encouragé ces concentrations sinon les politiques zélées des théoriciens de la mondialisation du FMI et de la Banque Mondiale!?

Et le resserrement du crédit au niveau mondial et donc la baisse des liquidités sur fond d'effondrement du dollar, monnaie de cotation des ressources d'exportation de ces pays n'ont pas fini de leur faire supporter le poids de l'inflation. Explications: Si le dollar baisse, les cultures d'exportation, par exemple le coton du Burkina Faso rapportent moins aux producteurs locaux, qui sont obligés de payer plus cher des produits alimentaires importés d'asie ou d'Europe, ou les monnaies sont plus chères..

 

Que faire ?

A long terme, développer les surfaces agricoles. Dans certains pays comme le Nigeria, jadis exportateur de produits agricoles mais qui les a délaissés au profit du seul pétrole, il faut réfléchir à une nouvelle diversification dans l'agriculture.

A court terme, il faut éviter deux écueils : le contrôle des prix qui oblige à vendre sur la base d'un faux prix, ce qui décourage les producteurs quand il faudrait les inciter à produire; le credo selon lequel on pourrait lutter contre des hausses de prix de ce type uniquement par une politique monétaire restrictive.

C'est ça évitons l'écueil du contrôle des prix, par exemple vendre plus cher en produisant un peu moins, ce qui réduirait d'autant l'offre et ferait remonter les prix... et permettrait aux producteurs burkinabés de gagner un peu plus d'argent! Tout en diversifiant leurs productions agricoles vers des cultures vivrières ou l'élevage, et leur permettrait d'abord d'être moins dépendants des engrais et semences et intrants inflationnistes des multinationales et d'éviter d'acheter du lait en poudre d'importation par exemple (voir ci-dessous). Logique!?

En revanche, les gouvernements peuvent accepter des pertes de recettes temporaires pour rendre la situation plus supportable. Par exemple, le Burkina Faso a suspendu, le 27 février, les droits de douane sur le riz et le lait en poudre. Quant aux pays développés, ils peuvent créer un impôt "flottant" sur les hydrocarbures pour que l'Etat ne contribue pas à augmenter leur prix par sa fiscalité.

La subvention peut même être légitime en période de crise : le FMI a conseillé au gouvernement sénégalais d'accorder des subventions pour le riz et de créer un filet de sécurité alimentaire en faveur des plus pauvres. Mais accorder des subventions, c'est sacrifier le futur au présent, parce que c'est autant de moins pour l'investissement.

C'est quand même dingue que ces pays en soient ramenés à réduire leurs droits de douane avec toutes les rentrées en moins générées pour le pays pour corriger les excès d'un système que Monsieur ne dénonce même pas.. Evidemment il est au coeur de ce gachis. Et sur le fait d'accorder des subventions, quand on connait l'importance qu'elles représentent pour la France uniquement (50% du budget de la PAC), ça serait risible si la situation dans ces pays n'était pas dramatique!!? Chapeau Monsieur Le Directeur.

Peut-on corriger le désordre monétaire actuel ?

Nous observons de grandes distorsions entre les monnaies. Le yuan et le yen sont sous-évalués, l'euro est surévalué et le dollar est entre les deux. Nous alertons les gouvernements pour qu'ils corrigent ces déséquilibres, et nous voyons avec plaisir que les autorités chinoises acceptent progressivement un taux de change plus réaliste, dans leur propre intérêt. Mais le retour à l'équilibre ne relève pas d'une seule monnaie.

Le problème de l'euro est que la Banque centrale européenne (BCE), qui fait bien son travail pour contenir l'inflation, est surpuissante : elle n'a pas de contre-poids politique en la personne d'un vrai ministre européen des finances qui serait en charge de la croissance.

Ah la sacro sainte croissance, ça faisait longtemps... pour la BCE aussi d'ailleurs, il semblerait que Monsieur veuille ici faire plaisir à ses mécénes, les Etats-Unis et Sarkozy, il est vrai que depuis que la BCE a refusé d'aller dans le sens de la FED elle est pas mal critiquée de l'autre côté de l'Altlantique! Refuser de payer les erreurs des autres c'est une réaction plutôt logique quand on est celui qui n'a pas commis l'erreur... C'est peut être pour ça d'ailleurs qu'il y'a des émeutes au Burkina Faso en ce moment...

Pourquoi avez-vous préconisé une relance budgétaire mondiale ?

La situation est sérieuse. Si la crise des subprimes et les difficultés potentielles des réassureurs américains contaminent encore plus gravement l'économie réelle en faisant chuter la confiance et la consommation aux Etats-Unis, tous les pays du monde en feront les frais. Une première ligne de défense a été mise en place par la Réserve fédérale américaine et la BCE : elles ont apporté des liquidités pour éviter une crise. Je propose une deuxième ligne de défense : les pays qui ont des finances publiques saines pourraient favoriser et décider la mise en place de stimulations budgétaires, au moment opportun et de façon ciblée et temporaire.
Ah enfin on reconnaît que la situation est grave.., pardon sérieuse, ça passe mieux!?

Quels sont les pays qui pourraient participer à une telle relance ?

L'Inde a dit y être prête. La Chine, qui mise de plus en plus sur sa consommation intérieure et moins sur ses exportations et les Etats pétroliers, bien sûr. Le FMI a calculé que les pays ayant les moyens de cet effort représentaient entre 20% et 25% de la richesse mondiale. Avec le plan de relance de 153 milliards de dollars (100milliards d'euros) décidé par les Etats-Unis, cette stimulation pourrait concerner près de la moitié de la planète. Aux crises mondiales qu'entraîne la mondialisation, il faut des réponses planétaires.

On s'étonne de ma proposition, car on persiste à voir dans le FMI un organisme qui ne prêche que des sacrifices. Notre approbation des subventions au Sénégal – ce n'est pas une première – et ce projet de stimulation mondiale prouvent que le FMI ne demande pas systématiquement de se serrer la ceinture!

Bravo!!! 153 milliards de $, soit 100 milliards d'€ (bientôt 75 si ça continue comme ça...) évidemment il fallait y penser!!? Combien représente le montant des échanges mondiaux déjà, 10, 100, 1000 fois plus...? Combien de dizaine de milliers de milliards de dollars uniquement pour la dette américaine déjà???

Ben oui je m'étonne de vos propositions...enfin pour être honnête plus vraiment en fait!

David Carayol

Europemondi.hautetfort.com

03.03.2008

Tax havens: Stop the Hypocrisy!!

After the financial scandal in Germany about the list of hundreds rich German people found out by German secrets services having secret account in the Lichtenstein, I thought this video of Joseph Stiglitz who has been denouncing for years tax havens could be quite inspiring for our fellow hypocrits european politicians...

To make it shorts, Stiglitz denounces the hypocrisy which exist in the USA to act seriously for regulating tax havens. He says it's very easy, was only evocated once by Bush junior in 2002 who's decided to end up with the secret banking to fight terrorism... until he realises it was a concern for people of his own entourage...

He then adds that it would be very easy as the USA would just have to vote a law forbidding US banks to make transactions with tax havens. I guess it would be the same for the EU...

Just two figures, it is evaluated that an amount of 6000 billions $ go through tax havens every year, 50% of all world financial transactions! Not even mentioning money from corruption and criminality, this is truly a component of the dysfunctioning of globalisation today!!!

Two more examples to point out this last statement:

  1. Transnational companies tend to use and abuse from tax havens to avoid to pay taxes in their countries of origin, then putting a strong pressure on states to take measure to decrease the burden of taxes on companies (who then has to be supported by the average citizens),
  2. These havens encourage corruption in all regions of the globe, as it is systematically used by companies to get contracts in any field with no respect to national or international law. While we don't really realise the importance of it in Northern countries, like in Europe, corruption has enabled and still enable to purchase politicians in southern countries, like in the middle East or Bolivia, more recently and grab their fossil ressources for example for nothing, or just a few millions $ to buy a political agreement... to the discredit of generally poor citizens...

Time to regulate!! Isn't it!?

02.03.2008

Projet OGM : l’esprit du Grenelle n’a pas soufflé au Sénat

Extrait du communiqué de presse paru le 8 février dernier sur les délibérations du sénat français sur la loi OGMs: http://www.pacte-ecologique.org/pdf/cp-ogm-8fev08.pdf... Consternant, un plébiscite pro-OGMs, alors que le gouvernement de la même majorité prend des mesures très médiatiques contre ces mêmes OGMs. Il serait temps que cette antichambre de la retraite soit réformée Monsieur Sarkozy!!? Les idées les plus évidentes sont souvent les plus difficiles à mettre en oeuvre!!?? Je suis très en colère!

France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot déplorent la rédaction du projet de loi sur les OGM dans sa version issue des débats au Sénat.

Le projet de loi n’est pas conforme, ni au principe de précaution, ni aux conclusions du Grenelle de l’environnement.

Le Haut Conseil des biotechnologies : une usine à gaz

Le Haut Conseil n’est pas compétent pour définir les critères d’évaluation du risque

C’est l’une des pires régressions du texte. Le Haut Conseil est tout juste compétent pour « mettre en oeuvre » des méthodes d’évaluation, qui seront donc définies par d’autres que lui…à quoi sert-il ? Les firmes OGM peuvent dormir tranquille : elles continueront à s’auto évaluer selon leurs propres critères et le rôle du Haut Conseil se limitera à la lecture de leur prose.

Les conditions techniques supposées éviter les contaminations, ne sont définies que par le Ministère de l’Agriculture. Le Ministre de l’Ecologie et le Haut Conseil n’auront qu’un rôle consultatif. Le Ministère de l’Agriculture se trouve à nouveau juge et partie, alors que l’affaire de l’ESB (la vache folle) avait montré l’inefficacité des conditions techniques censées réguler un secteur lorsqu’elles sont confiées aux autorités par ailleurs chargées du développement de ce secteur.

Responsabilité : la porte ouverte aux contaminations transgéniques

Une loi de coexistence La coexistence entre cultures OGM et non OGM est explicitement consacrée et le terme est introduit dans le titre du chapitre II de la loi. Les travaux du Grenelle avaient pourtant acté que la coexistence des cultures OGM et non OGM est scientifiquement impossible.

Des distances…de contamination

Le voeu des firmes OGM a été exaucé ! Le seuil communautaire d’étiquetage de 0, 9% devient sous la plume du Sénat, un seuil de contamination. En effet, les distances autour des champs OGM « doivent permettre que la dissémination entre les cultures soit inférieure au seuil défini par la réglementation communautaire ». Désormais, toutes les cultures et récoltes non OGM pourront légalement contenir : des OGM.

Au final, le projet de loi sur les OGM n’est cohérent, ni avec les conclusions du Grenelle, ni avec les engagements du Président de la République : « la vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt, sur le contrôle de la dissémination et sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM ». M Borloo a également déclaré « Sur les OGM tout le monde est d’accord : on ne peut pas contrôler la dissémination, donc on ne va pas prendre le risque

France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot appellent les parlementaires et le Gouvernement à tenir compte des souhaits de l’immense majorité des Français de ne pas consommer d’OGM ainsi que des conclusions du Grenelle de l’environnement.

28.02.2008

Le capitalisme est à réinventer

Article très intéressant trouvé sur le blog L'air du large qui est une réflexion sur le capitalisme suite au scandale d'évasion fiscale en Allemagne. Une question que l'auteur ne pose pas cependant: Quelle est l'utilité des paradis fiscaux et surtout pourquoi sont-ils légaux..? Il faudrait sans doute poser la question aux ministres des finances des pays concernés par ces évasions fiscales!!? La réponse serait certainement aussi opaque que le secet bancaire qui existe dans ces paradis..

 Article paru ici: http://www.hebdo.ch/piletblog.cfm

Le capitalisme est à réinventer

La découverte au liechtenstein des évadés du fisc allemand suscite le tollé en Suisse. Sur la méthode utilisée pour les pincer. Mais l’affaire pose une autre question. Cette belle épargne, à quoi sert-elle au juste naviguant entre Vaduz, Zurich, Jersey ou les îles Caïmans?

Ne touchez pas à la fortune des riches, vous nuirez à l’économie! Cette mise en garde traditionnelle de la droite n’est pas sans fondements. En décourageant les entrepreneurs, en réduisant les bénéfices nécessaires à l’investissement, un fisc trop lourd peut gripper la machine qui fournit emplois et prospérité: le message a passé.

Mais cette logique tourne court au regard de certaines réalités. On doit bien constater que la forte progression des hauts revenus n’a pas véritablement soutenu la croissance. Outre-Atlantique celle-ci a été dopée surtout par le boom du crédit (on connaît la suite), par les dépenses militaires faramineuses et par la ruche laborieuse des immigrés latinos et asiatiques. En Europe, où le nombre des multimillionnaires a aussi explosé, l’activité économique reste trop molle.

Les super-riches n’ont pas, comme ce fut souvent le cas dans le passé, voué leur pactole à de nouvelles entreprises: ils ont simplement gonflé la masse flottante des liquidités en quête du rendement maximal à court terme. La planète financière tourne sur elle-même, se nourrit de fictions et d’acrobaties: elle s’éloigne de plus en plus de celle des hommes et des femmes au travail.

Ce constat en amène d’autres guère plus réjouissants. Aux fortunes patrimoniales, dont les détenteurs gardent au moins le sens de la durée, s’ajoutent celles des grands qui se constituent des pactoles au pas de charge. Plus attirés, eux aussi, par les jeux spéculatifs que par l’investissement productif. En France, par exemple, trois-quarts des hauts dirigeants du privé ont vu leurs revenus augmenter de 40 % entre 2006 et 2007! Personne ne compte sur leurs beaux bas de laine pour faire redémarrer une économie poussive. On a vu par ailleurs l’effet des cadeaux fiscaux consentis d’emblée par le président Sarkozy aux contribuables aisés. Ils devaient créer «un choc de confiance» et un rebond de la conjoncture. C’est le flop.

Prenons le cas de l’ex-entrepreneur modèle Ernesto Bertarelli. Aujourd’hui, après la vente de son entreprise, il n’est plus qu’un people super-riche et tarde à dire ce qu’il fera de ses milliards. Il était utile à ce pays hier. A qui, à quoi le sera-t-il demain?

Une image donne à réfléchir: celle de l’aéroport de Samedan, près de Saint-Moritz. On y compte sur le parking enneigé au moins des dizaines de gros jets privés. Ils vont et viennent entre la Russie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’est européen et ce paradis des milliardaires. Une maison, dans le coin, se négocie entre 30 et 50 millions. Les dames vont faire leurs courses à Paris ou à Londres avec leurs avions. Sans quelques milliers de francs en poche, n’essayez pas d’aller faire la fête dans les boîtes de cette ville à la montagne.

Question non pas morale mais rationnelle: en quoi ces fortunes gigantesques profitent-elles réellement à l’économie? Certes, elles font le beurre des banques, elles favorisent le commerce et l’industrie du luxe. Ce n’est pas négligeable et notre pays en profite largement. Mais sur le fond, plus largement, en quoi ce pactole irrigue-t-il l’espace productif européen? C’est de moins en moins évident. Alimente-t-il la formidable émergence asiatique? Bien peu. Chinois et Indiens comptent d’abord sur leurs propres forces.

Le B. A.-BA scolaire de l’économie de marché est mis cul par-dessus tête. Les moyennes indiquant qu’ils n’ont jamais été aussi riches ne rassurent guère les peuples confrontés aux difficultés du quotidien. Sur quoi débouchera leur prévisible colère? Sur des régimes de gauche prisonniers des vieilles recettes? Sur un populisme de droite à la Berlusconi? Les pouvoirs désemparés devant la boursouflure financière ne font dès lors que lâcher des fumigènes pour distraire les foules. Ils surfent, au jour le jour, sur les sujets émotionnels: la prétendue «guerre des civilisations», la place de la religion dans la société, les méfaits du tabac ou des excès de vitesse. Il est plus facile d’échauffer les préoccupations quotidiennes que d’aborder la crise du système.

La question centrale dépasse les péripéties de l’actualité: comment réinventer une distribution des richesses équitable et favorable à l’économie réelle? Pour l’heure, elle reste sans réponse. Le capitalisme est à réinventer. |

26.02.2008

Beware of sweatshop employers seeking ‘flexible’ work conditions

Interesting article which makes no difference between what is named flexibility and exploitation in Ireland...

Released here: http://www.irishexaminer.com/irishexaminer/pages/story.as...

By Matt Cooper
SOME powerful employers are behaving disgracefully in their treatment of a small number of weak workers.


These employers — some of them very profitable companies — have taken advantage of workers they hire on a temporary basis from agencies, usually at lower rates of pay and with lesser employment conditions than full-time workers enjoy.

They like to call this flexibility. In reality, it is exploitation.

There are times when there is genuine and worthwhile use of agency workers that is mutually beneficial for both employer and employee.

Some companies have needs that are genuinely shortlived and they are prepared to pay handsomely to hire someone to fill a task for the time required. Some workers enjoy moving from job to job, unworried by the lack of job security, believing that taking up short-term contracts allows for better pay. They also find the variety of jobs interesting.

Agencies and employers who engage in these practices are doing nothing wrong, especially as there is little point in taking on the cost of giving somebody a full-time job that will become redundant a short time later.

Unfortunately, it does not always work out that way. It’s fine if the job is genuinely temporary but not if it is a real, full-time one that is being filled on a rolling temporary basis by the use of a dishonest process.

Too often you get to hear stories of companies filling what are permanent positions by the use of cheaper agency workers who are hired and then fired before they have been in their position for 11 months when, by law, they should be made full-time.

They are replaced then by other people on the same basis, to be let go again before another 11 months have passed.

It’s not just the lack of permanent status that is wrong. All sorts of entitlements are denied to the exploited workers such as sick pay, holiday pay and overtime pay.

A woman would have no chance of maternity pay, for example. Often these workers are not paid the full rate for the job, even when they are working alongside others who are paid properly.

It is often foreign workers, without union representation, who get this raw deal, or those who have low or no recognised skills.

Employers, finding no shortage of people willing to take up the agency positions because of need, seek to displace full-time workers with the cheaper alternatives.

Many Irish employers have played this game, the most notable being the disgraceful Irish Ferries which paid off its staff and replaced them with foreign-based agency workers to whom the Irish minimum wage of €8.65 per hour did not apply.

Domestically-based companies have to pay the minimum wage, but their trick is to close a department or operation and to “outsource” to a contracted supplier.

Property redevelopment provides an opportunity also to change the terms and conditions on which people are employed. This is particularly popular at present in the hotel trade where a change of ownership sees a hotel close and then reopen under new management. The staff are laid off and new staff hired on a different basis.

It is about to happen again at top Dublin retailer Arnotts as it is being redeveloped.

Nearly 600 people are being made redundant as the operating business reduces in size while building work takes place. The company will then hire new staff after the reopening, but the test will be to see whether the new employees are taken on with much inferior and temporary terms and conditions compared to those who stayed during the redevelopment.

There’s one distribution company in Dublin that has set up a sham agency which “places” people with the parent company for short periods before sacking and replacing them.

The pay rates are below industry norms and, as usual, none of the statutory entitlements apply.

All of this means that when you hear an employer talk about the “flexibility” provided by its use of agency workers, you should look out for exploitation.

Incredibly, Ireland, which boasts the highest minimum wage in the EU (with the exception of Luxembourg) has failed to date to implement the EU directive on temporary agency work.

This has the stated objective of providing the minimum level of protection for temporary agency workers.

There is no need for this in such a prosperous country where so many companies have made such big profits in the last decade.

Ireland is one of three countries in Europe where it is legally permissible to treat agency workers differently to regular staff.

Yet the Economic and Social Research Institute has estimated that migrant workers earn on average 15% less than their Irish counterparts and, in the case of those from eastern Europe, 30% less.

Thankfully, the country’s largest trade union, SIPTU, has taken up the cudgels on behalf of the exploited. Its leader, Jack O’Connor, has identified the creation of a new underclass of people with “absolutely no workplace rights at all”. His members have complained about agencies regarding people just as numbers.

SIPTU has made sorting out this issue a precondition of its entry to the national partnership talks, which was a brave approach because the issue is said to effect less than 2% of the workforce. It seems to be getting somewhere.

DURING a Dáil debate this week, the Minister of State for Labour Affairs, Billy Kelleher, said legislation is being prepared to regulate the employment agency sector. The idea is that licensed employment agencies will be required to comply with the terms of a statutory code of practice that will set out the appropriate practices and standards.

You can expect that the new laws will extend the scope of registered employment agreements, which set down minimum terms and conditions in some sectors of the economy such as construction and hotel work, to include workers who are recruited through employment agencies.

It will also be unlawful for any employee, including agency workers, to be paid less than the minimum terms set out in registered employment agreements where they apply.

Which is well and good, but there have to be concerns about the extent of the monitoring that goes on in this country. Even if there are increased powers for labour inspectors — which would give them the authority to prosecute employers who refuse to comply with employment rights without having to refer the matter to the gardaí — there are concerns that there will not be enough of them to do the job. The compliance record to date has been very poor and provides little confidence that worthwhile new laws will be implemented fully.

24.02.2008

Traité de Lisbonne selon Plantu

Dessin de Plantu paru dans L'Express du 14 février dernier, merci Plantu, simple et tellement vrai!!?

18.02.2008

Seule une bonne récession nous sauverait

A lire dans Courrier International du 3 janvier 08: http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=8...

Ce qui est sûr qu'on soit adepte ou pas de la décroissance, utopiste (ou jugé comme tel) ou pas, c'est que la croissance sans fin a vécu, on commence tout juste à s'en apercevoir et il serait temps qu'elle s'arrête car notre planète ne le supporte plus...

 

The Guardian (extraits)
Londres
Si vous êtes sensible, je vous conseille de tourner la page. Je m’apprête à briser le dernier tabou universel ; j’espère que la récession prédite par certains économistes se matérialisera. Je reconnais que la récession est quelque chose de douloureux. Comme tout le monde, je suis conscient qu’elle ferait perdre à certains leurs emplois et leurs logements. Je ne nie pas ces conséquences ni les souffrances qu’elles infligent, mais je rétorquerai qu’elles sont le produit parfaitement évitable d’une économie conçue pour maximiser la croissance, et non le bien-être. Ce dont j’aimerais vous faire prendre conscience est bien moins souvent évoqué : c’est que, au-delà d’un certain point, la souffrance est également le fruit de la croissance économique.
Le changement climatique ne provoque pas seulement un déclin du bien-être : passé une certaine limite, il le fait disparaître. En d’autres termes, il menace la vie de centaines de millions de personnes. Quels que soient leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les gouvernements se heurtent à la croissance économique. Si la consommation d’énergie s’accroît moins vite à mesure qu’une économie arrive à maturité, aucun pays n’a encore réussi à la réduire tout en augmentant son produit intérieur brut. Au Royaume-Uni, les émissions de dioxyde de carbone sont plus élevées qu’en 1997, en raison notamment des soixante tri­mestres de croissance consécutifs dont ne cesse de se vanter [le Premier ministre] Gordon Brown. Une récession dans les pays riches représenterait sans doute le seul espoir de gagner du temps afin d’empêcher le changement climatique de devenir incontrôlable.
L’énorme amélioration du bien-être des humains dans tous les domaines – logement, nutrition, hygiène, médecine – depuis deux cents ans a été rendue possible par la croissance économique, ainsi que par l’éducation, la consommation, l’innovation et le pouvoir politique qu’elle a permis. Mais jusqu’où doit-elle aller ? Autrement dit, à quel moment les gouvernements décident-ils que les coûts marginaux de la croissance dépassent les bénéfices marginaux ? La plupart n’ont pas de réponse à cette question. La croissance doit se poursuivre, pour le meilleur et pour le pire. Il me semble que, dans les pays riches, nous avons d’ores et déjà atteint le point où il faut logiquement s’arrêter.
Je vis actuellement dans l’un des endroits les plus pauvres du Royaume-Uni. Ici, les adolescents dépensent beaucoup d’argent chez le coiffeur, ils s’habillent à la dernière mode et sont équipés d’un téléphone portable. La plupart de ceux qui sont en âge de conduire possèdent une voiture, qu’ils utilisent tout le temps et bousillent en quelques semaines. Leur ­budget essence doit être astronomique. Ils sont libérés de la terrible pauvreté dont ont souffert leurs grands-parents ; nous devrions nous en féliciter et ne jamais l’oublier. Mais, à une exception majeure – le logement, dont le prix est surévalué –, qui osera prétendre qu’il est impossible de satisfaire les besoins fondamentaux de tous dans les pays riches ?
Les gouvernements adorent la croissance parce qu’elle les dispense de s’attaquer aux inégalités. Comme Henry Wallich, un ancien gouverneur de la Réserve fédérale américaine [de 1974 à 1986], l’a un jour fait remarquer en défendant le modèle économique actuel, “la croissance est un substitut à l’égalité des revenus. Tant qu’il y a de la croissance, il y a de l’espoir, et cela rend tolérables les grands écarts de revenus.” La croissance est un sédatif politique qui étouffe la contestation, permet aux gouvernements d’éviter l’affrontement avec les riches, empêche de bâtir une économie juste et durable. La croissance a permis la stratification sociale que même le Daily Mail [quotidien conservateur] déplore aujourd’hui.
Existe-t-il quelque chose que l’on pourrait raisonnablement définir comme relevant du bien-être et que les riches n’ont pas encore ? Il y a trois mois, le Financial Times a publié un article sur la façon dont les grands magasins s’efforcent de satisfaire “le client qui est vraiment arrivé”. Mais son sujet implicite est que personne n’“arrive”, car la destination ne cesse de changer. Le problème, explique un cadre de Chanel, est que le luxe s’est “surdémocratisé”. Les riches doivent donc dépenser de plus en plus pour sortir du lot : aux Etats-Unis, le marché des biens et services destinés à les y aider pèse près de 1 000 milliards d’euros par an. Si vous voulez être certain que l’on ne peut vous confondre avec un être inférieur, vous pouvez désormais acheter des casseroles en or et diamants chez Harrod’s.
Sans aucune ironie délibérée, l’article était accompagné de la photo d’un cercueil. Il s’agit d’une réplique de celui de lord Nelson, fabriquée avec du bois provenant du bateau sur lequel il est mort, que l’on peut s’offrir pour un prix faramineux dans la nouvelle section du grand magasin Selfridges dédiée à l’hyperluxe. Sacrifier sa santé et son bonheur pour pouvoir se payer cette horreur témoigne certainement d’un trouble mental grave.
N’est-il pas temps de reconnaître que nous avons touché la Terre promise et que nous devrions chercher à y rester ? Pourquoi voudrions-nous la quitter pour explorer un désert souillé par une frénésie de consommation suivie d’un effondrement écologique ? Pour les gouvernements du monde riche, la politique raisonnable à mener désormais n’est-elle pas de maintenir des taux de croissance aussi proches de zéro que possible ? Mais, parce que le discours politique est contrôlé par des gens pour qui l’accumulation d’argent est la principale finalité, une telle politique semble impossible. Aussi désagréable qu’elle soit, il est difficile d’imaginer ce qui, à part une récession accidentelle, pourrait empêcher la croissance économique de nous expulser du pays de Canaan pour nous expédier dans le désert.

Georges Monbiot

16.02.2008

Help the Irish people to find a copy of the treaty of Lisbon

JOIN OUR CAUSE ON FACEBOOK: http://apps.facebook.com/causes/view_cause/62784?h=plw&am...
  1. Nobody knows where to find a copy of the treaty of Lisbon

  2. Irish people are the only one being given the right to say YES or NO to this treaty

  3. From the Irish decision will depend the rest of Europe

  4. so European citizens have to help Irish citizens to decide

  5. by helping them to get a copy of the treaty of Lisbon

 

15.02.2008

What exactly are we reforming in this treaty?

Have a look of this amazing article and see how this famous Irish journalist has looked desperately for this text with no success!?
http://www.sbpost.ie/post/pages/p/story.aspx-qqqt=VINCENT+BROWNE-qqqs=commentandanalysis-qqqid=30287-qqqx=1.asp

 Last Wednesday afternoon, I visited the offices of the European Commission in Molesworth Street, Dublin. I wanted a copy of the Lisbon Reform Treaty, on which we will vote in a few months. One of the three gentlemen at reception gave me a photocopy of the document, the only form in which this treaty is available.

I noted that on page 10 (I think it was on page 10, for even the page numbers are confusing) Article 1 stated: ‘‘The Treaty on the European Union shall be amended in accordance with the provisions of this article.” Then, at the bottom of this page, it says Article 1 shall be amended as follows: ‘‘The third paragraph shall be replaced by the following: The Union shall be founded on the present Treaty and on the Treaty on the Functioning of the European Union (hereinafter referred to as ‘the Treaties’).”

I asked the jovial gentlemen at reception if I could have a copy of the ‘‘Treaty on the Functioning of the European Union’’ because, I explained, it obviously was not possible to understand the Reform Treaty, on which we were to vote, without having a copy of the ‘‘Treaty on the Functioning of the European Union’’.

They said they didn’t have it. I asked how then could I understand the Reform Treaty. They were sympathetic to my dilemma.

At this stage, we were joined by a woman who worked upstairs in the Commission office. She asked if she could help. I explained my predicament.

She, too, was sympathetic and explained that actually there was no such thing as the ‘‘Treaty on the Functioning of the European Union’’. She understood that the Council of the European Union had decided to publish a version some time in April, but that was not certain.

We were then joined by another person from upstairs, whom I had met previously. This person explained that the ‘‘Treaty on the Functioning of the European Union’’ was actually a compilation of all the previous treaties since the Treaty of Rome in 1957. This person said she could give me a summary of the Reform Treaty which should be enough, as it explained what the Reform Treaty was about and I would not have to bother my little head (actually, she did not use that phrase, but that was the tenor of the remark) trying to understand all this on my own by going through the previous treaties.

I said, no, I would like to do my own evaluation of the Reform Treaty, and would like to understand it - but how could I do so if there was not a copy of the treaty which it purported to amend?

She repeated the information about the possibility that, some time in April, the Council of Ministers might publish a copy of the ‘‘Functioning’’ treaty, but this was not certain.

I asked how could anyone vote for this Reform Treaty if they were not in a position to find out what it meant? I was told that our democratically-elected politicians could tell us citizens what the Reform Treaty was about, and on the basis of what they told us, we could vote.

I said I didn’t find that satisfactory, since I was being asked to make up my own mind and then vote on the Reform Treaty.

At this stage, someone said the Institute of European Affairs (the outfit in North Great George’s Street, near where David Norris lives) had published an annotated version of the Reform Treaty which would explain everything. I said I still would like to make up my own mind, as I believed the Institute of European Affairs was the cheerleader for the EU and would be unlikely to offer an objective analysis of the treaty.

The gentlemen at reception were amused at the exchanges and one of them asked why did I not go across the road to the Government Stationery Office and maybe they would have the ‘‘Functioning Treaty of the European Union’’.

I went across the road as advised, and met an official whom I knew vaguely from previous visits. I asked for the ‘‘Functioning Treaty of the European Union’’. He said he had never heard of it. I said neither had I. He went to his catalogue to see if he could find any reference to the ‘‘Functioning Treaty of the European Union’’. Nothing. He checked this on a computer. Nothing.

I have been looking through this photocopy of the Reform Treaty, which the helpful and good-humoured gentlemen at the reception desk of the European Commission office had given me. The whole thing is unintelligible unless you have it side-by-side with this ‘‘Functioning Treaty of the European Union’’ - and since this ‘‘Functioning Treaty of the European Union’’ is not about, it is impossible to understand what the Reform Treaty is about.

Just think of the sheer outrageous arrogance of our betters who want us to go into the ballot boxes sheepishly and vote Yes to a treaty that we cannot possibly understand from the documentation they have made available.

If you were asked by a bank manager or estate agent or solicitor to sign a form, wouldn’t you insist on knowing in advance what it was before doing so?

Why, then, are we expected to approve a treaty that affects our Constitution (for if it didn’t affect our Constitution, we would not have to vote at all) without being able to understand what it is about, other than by trusting the word of these arrogant trick artists?

I would bet my bottom dollar that not one of the following gang have a bull’s notion of what this treaty means article by article, for the good reason that it is literally incomprehensible: Bertie Ahern, Dermot Ahern, Brian Cowen, Dick Roche, Mary Harney, John Gormley, Enda Kenny, Eamon Gilmore and the rest. Even Alan Dukes - and even more Brendan Halligan (the guy who is chairman of the European Institute of European Affairs in North Great George’s Street, near where David Norris lives).

The only responsible, sensible, reasonable, intelligent course of action to adopt is to vote No to this treaty on the grounds that we don’t know - and can’t know - what it means.

07.02.2008

Stop Blair !

http://www.stopblair.eu/

Petition against the nomination of Tony Blair as "President of the European Union"

Nous, citoyens européens de toutes origines et de toutes tendances souhaitons exprimer notre totale opposition à la nomination de Tony Blair à la présidence du Conseil de l'Union Européenne.

Le traité de Lisbonne prévoit la création du poste de président du Conseil de l'Union Européenne élu par le Conseil pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. Selon les termes du traité : « Le président assure la préparation et la continuité des travaux du Conseil européen » et « Le président préside et anime les travaux du Conseil européen ». De même, « le président du Conseil européen assure, à son niveau et en sa qualité, la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune »¹.

Le futur président du Conseil de l'Union Européenne aura donc un rôle essentiel dans la détermination des politiques de l'Union et dans ses relations avec le reste du monde. Cette première présidence aura aussi un poids symbolique majeur aussi bien pour les citoyens de l'Union Européenne que pour l'image de l'Union dans le reste du monde. Dans cette perspective, il nous paraît essentiel que le premier président incarne l'esprit et les valeurs du projet européen.

Depuis quelques temps, des articles de presse font état de l'intention de certains de faire de Tony Blair le premier président du Conseil de l'Union Européenne. Cette nomination, si elle devait advenir, serait en totale contradiction avec les valeurs portées par le projet européen.

En violation du droit international, Tony Blair a engagé son pays dans une guerre en Irak, guerre à laquelle une vaste majorité des citoyens européens étaient opposés. Cette guerre a fait des centaines de milliers de victimes et entraîné le déplacement de millions de réfugiés. Elle a constitué un facteur majeur de la profonde déstabilisation actuelle du Moyen-Orient et fait reculer la sécurité dans le monde. Pour entraîner son pays dans la guerre, Monsieur Blair a utilisé de manière systématique la manipulation de l'information et fait usage de preuves fabriquées. Son rôle dans la guerre en Irak pèserait lourdement sur l'image de l'Union dans le monde s'il advenait qu'il en soit nommé président

Les mesures que le gouvernement de Tony Blair a prises et sa complicité avec l'administration Bush dans le programme illégal d'enlèvements « extraordinary renditions » ont amené un recul sans précédent des libertés civiles en contradiction avec les termes de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui fait partie intégrante du traité.

La Charte Européenne des Droits Fondamentaux formalise les valeurs fondatrices du projet européen et constitue un des piliers du nouveau traité. Tony Blair en a combattu l'intégration dans le traité de Lisbonne pour finalement obtenir que la Charte ne s'applique pas au Royaume-Uni.

Plutôt que de faire avancer l'intégration européenne, l'ancien premier ministre britannique a imposé un certain nombre de « lignes rouges » au cours des négociations du traité de Lisbonne², avec pour but d'empêcher tout progrès sur les questions sociales et l'harmonisation fiscale ainsi qu'en matière de politique étrangère et de sécurité commune.

Enfin, il nous paraît inenvisageable que le premier président du Conseil de l'Union Européenne soit l'ancien chef d'un gouvernement qui a maintenu son pays en dehors de deux éléments clefs de la construction de l'Europe : la zone Schengen de libre circulation des personnes et la zone Euro.

A l'heure où l'une des priorités des institutions européennes est de renouer avec les citoyens, il nous paraît essentiel que le président du Conseil de l'Union Européenne soit une personnalité en qui une majorité de citoyens puissent se reconnaître, plutôt qu'une personne rejetée par la majorité³. C'est pourquoi nous affirmons notre totale opposition à cette nomination.

 

  1. Traité de Lisbonne, Article 9B, paragraphes 5 et 6 (2007/C 306/18)
  2. Blair sets out EU treaty demands, BBC, June 2007
  3. Tableau 6 dans le sondage FT/Harris, June 2007

Signez la Pétition !

 

 

03.02.2008

Voilà l’ “économie communiste de marché”, par Alain Supiot

 Article très instructif sur les dérives extrémistes libérales de notre économie 'sociale' européenne...

“Le Monde”, 25 janvier 2008, et repris ici: http://lucky.blog.lemonde.fr/2008/02/02/alain-supiot-%c2%...

La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir
législatif dans l’Union. A la différence de nos juridictions, elle
statue pour l’avenir par disposition générale et à l’égard de tous,
comme la loi elle-même. Par deux arrêts, capitaux pour le devenir de
“l’Europe sociale”, elle vient de trancher la question de savoir si les
syndicats ont le droit d’agir contre des entreprises qui utilisent les
libertés économiques garanties par le traité de Rome pour abaisser les
salaires ou les conditions de travail.

Dans l’affaire Viking, une compagnie finlandaise de navigation
souhaitait faire passer l’un de ses ferrys sous pavillon de complaisance
estonien, afin de le soustraire à la convention collective finlandaise.
L’affaire Laval concernait une société de construction lettonne, qui
employait en Suède des salariés lettons et refusait d’adhérer à la
convention collective suédoise. Dans les deux cas, les syndicats avaient
recouru à la grève pour obtenir le respect de ces conventions, et la
Cour était interrogée sur la licéité de ces grèves.

Le droit de grève étant explicitement exclu du champ des compétences
sociales communautaires, un juge européen respectueux de la lettre des
traités se serait déclaré incompétent. Mais la Cour juge depuis
longtemps que rien en droit interne ne doit échapper à l’empire des
libertés économiques dont elle est la gardienne. Elle s’est donc
reconnue compétente. L’arrêt Laval interdit aux syndicats d’agir contre
les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans
un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Au
motif qu’une directive de 1996 accorde à ces salariés une protection
sociale minimale, la Cour décide qu’une action collective visant à
obtenir, non pas seulement le respect de ce minimum, mais l’égalité de
traitement avec les travailleurs de cet Etat, constitue une entrave
injustifiée à la libre prestation de services.

L’arrêt Viking affirme que le droit de recourir à des pavillons de
complaisance procède de la liberté d’établissement garantie par le droit
communautaire. Il en déduit que la lutte des syndicats contre ces
pavillons est de nature à porter atteinte à cette liberté fondamentale.
La Cour reconnaît certes que le droit de grève fait “partie intégrante
des principes généraux du droit communautaire”. Mais elle interdit de
s’en servir pour obliger les entreprises d’un pays A qui opèrent dans un
pays B à respecter l’intégralité des lois et conventions collectives de
ce pays B. Sauf “raison impérieuse d’intérêt général”, dont la Cour se
déclare seule juge, les syndicats ne doivent rien faire qui serait
“susceptible de rendre moins attrayant, voire plus difficile” le recours
aux délocalisations ou aux pavillons de complaisance.

Cette jurisprudence jette une lumière crue sur le cours pris par le
droit communautaire. Il échappait déjà à peu près complètement aux
citoyens, tant en raison de l’absence de véritable scrutin à l’échelle
européenne que de la capacité des Etats à contourner les résistances
électorales lorsqu’elles s’expriment dans des référendums nationaux.
L’apport des arrêts Laval et Viking est de le mettre également à l’abri
de l’action syndicale. A cette fin, les règles du commerce sont
déclarées applicables aux syndicats, au mépris du principe de “libre
exercice du droit syndical”, tel que garanti par la convention 87 de
l’Organisation internationale du travail (OIT).

Le droit de grève et la liberté syndicale sont le propre des vraies
démocraties, dans lesquelles l’évolution du droit n’est pas seulement
imposée d’en haut, mais vient aussi d’en bas, de la confrontation des
intérêts des employeurs et des salariés. Le blocage progressif de tous
les mécanismes politiques et sociaux susceptibles de métaboliser les
ressources de la violence sociale ne pourra bien sûr engendrer à terme
que de la violence, mais ce sont les Etats membres et non les
institutions communautaires qui devront y faire face.

L’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de
l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich
Hayek. Hayek a développé dans son oeuvre le projet d’une “démocratie
limitée”, dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de
même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux
aléas électoraux. Il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus
généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il
y voyait la résurgence de “l’idée atavique de justice distributive”, qui
ne peut conduire qu’à la ruine de “l’ordre spontané du marché” fondé sur
la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Ne croyant pas à
“l’acteur rationnel” en économie, il se fiait à la sélection naturelle
des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des
cultures à l’échelle internationale. Cette faveur pour le darwinisme
normatif et cette défiance pour les solidarités syndicales se retrouvent
dans les arrêts Laval et Viking.

Le succès des idées de “démocratie limitée” et de “marché des produits
législatifs” doit moins toutefois aux théories économiques, qu’à la
conversion de l’Europe de l’Est et de la Chine à l’économie de marché.
Avec leur arrogance habituelle, les Occidentaux ont vu dans ces
événements, et l’élargissement de l’Union qui en a résulté, la victoire
finale de leur modèle de société, alors qu’ils ont donné le jour à ce
que les dirigeants chinois appellent aujourd’hui “l’économie communiste
de marché”.

On aurait tort de ne pas prendre au sérieux cette notion d’allure
baroque, car elle éclaire le cours pris par la globalisation. Edifié sur
la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun
(l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte
au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la
maximisation des utilités individuelles, et au communisme la “démocratie
limitée”, l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la
quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des
dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir
de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se
désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne
permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats-providence).
Une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune
soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la
libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes
de solidarité nationaux.

Cette “sécession des élites” (selon l’heureuse expression de Christopher
Lasch) est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts
fonctionnaires, anciens responsables communistes, militants maoïstes
reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand-chose à voir avec
l’entrepreneur capitaliste traditionnel. Leur ligne de conduite a été
exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par l’un
d’entre eux : il faut “défaire méthodiquement le programme du Conseil
national de la Résistance”. En tête de ce programme figuraient
“l’établissement de la démocratie la plus large (…), la liberté de la
presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent, (…)
l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale,
impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières
de la direction de l’économie, (…) la reconstitution, dans ses
libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant”. Rien de tout
cela n’est en effet compatible avec l’économie communiste de marché.

(Fin du texte.)
——————————

Alain SUPIOT, docteur d’Etat, agrégé de droit, licencié en sociologie. 
Professeur à Poitiers puis à Nantes, a été chercheur à Berkeley, Florence et Berlin.
Membre du conseil scientifique de la International Labour Review (BIT, Genève).
Membre du Conseil d’administration de la Fondation MSH de Paris.
Membre de l’Institut universitaire de France.
Membre du Conseil scientifique de la “Revue internationale du travail”. Collaborateur régulier de la revue “Droit Social”.
Il a surtout publié dans le domaine du droit du travail et de la sécurité sociale. Ses travaux actuels portent sur l’analyse des fondements juridiques du lien social et de ses transformations.

 

27.01.2008

Mini-traité pour maxi-scandale

Le revoilà donc ce projet de constitution européenne revêtu de ses plus beaux atours anti-démocratiques, car re-présenté tout simplement par voie parlementaire dans chaque pays de l'Union européenne, y compris la France et les Pays-Bas où les peuples français et hollandais ont dit NON...

Mais non puisqu'on vous dit que c'est un traité et non plus un projet consitutionnel!? Comme nos chers leaders politiques , toutes tendances politiques confondues, se plaisent à le répéter ces derniers mois!!

Enfin pas tous, ci-dessous quelques phrases volées, extraits:

« En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées, elles sont justes présentées de façon différente]...[la raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d'accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu'elle soit plus facile à avaler ».

Valéry Giscard D'Estaing, Parlement Européen, 23 juillet 20071

« Les commentaires tenus aujourd'hui par Valéry Giscard d'Estaing ne font que renforcer ce que tous les autres dirigeants européens pensent du nouveau Traité, à savoir que la Constitution est de retour »

Timothy Kirkhope, député européen conservateur, Parlement Européen, 23 juillet 2007

"nous n'avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution… C'est sans aucun doute bien plus qu'un traité. C'est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe"

Jose Luis Zapatero, premier ministre espagnol, le 27 juin 2007

"seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même"

Vaclav Klaus, Président tchèque, le 13 juin 2007

"ce qui est positif c'est … que les éléments symboliques aient été retirés et que ce qui a réellement de l'importance – le coeur – soit resté"

Anders Rasmussen, premier ministre danois, le 25 juin 2007

"Il a été décidé que le document devrait être illisible. S'il est illisible, c'est qu'il n'est pas constitutionnel ; c'était là l'idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord, on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau".

Giuliano Amato, ancien président du Conseil italien, 12 juillet 2007

 

Alors quoi, mini-traité ou vaste manipulation politico-médiatique!?

A vous de juger... en ce qui me concerne je crois que c'est clair.

La situation est grave car il s'agit d'un coup de force politique, d'un mépris des suffrages exprimés par les citoyens et rien d'autre!

Et tous ceux en France et ailleurs qui s'excriment à dire et à répéter en coeur que les opinions exprimées lors du référendum visaient à sanctionner la politique nationale ne font que nier (de bonne foi ou non) le fait qu'il n'y a jamais eu une mobilisation citoyenne aussi forte autour d'un texte politique depuis longtemps. Et que ce texte a été rejeté. Le reste n'est que pure spéculation pour justifier ce qui ne l'est pas: UN DENI FLAGRANT DE LA DEMOCRATIE ET DE L'EXPRESSION DU PEUPLE.

Alors tous ces pseudo-chantres de la construction européenne se font fort de nous éclairer, nous simples citoyens, et nous répètent avec une insistance qui frole la propagande l'importance de dénouer très rapidement le blocage qui paralyse dangereusement le projet européen.

Et quel projet européen!?

Car c'est bien là la question que personne (surtout pas ces mêmes élites) ne semble évoquer...

Si le projet que nos leaders défendent ne correspond pas ou plus aux peuples européens, alors il est plutôt logique qu'il soit paralysé et rejeté... avant d'être tout simplement abandonné au profit d'un autre projet! Elémentaire non!?

Et bien non, apparamment une majorité de nos chères élites pseudo-représentants des peuples ne semblent pas raisonner 'normalement'. Plutôt inquiétant. Non!?

Il faut croire que les européens s'opposent aux projets des quelques-uns qui nous gouvernent, ou censés nous gouverner, car il semblerait qu'ils aient une tendance excessive à s'accomoder avec un zèle tout autocratique au tout économique, en dépit des appels insistants de la société civile européenne.

Le projet européen n'est pas qu'économique et il n'a pas à respecter un quelconque agenda international non soumis aux règles démocratiques. Or en lisant ces 'constitution, traité, mini-traité.. ' (ou appelez-le comme vous voulez chers 'démagos experts' en communication européenne), on s'aperçoit un peu trop rapidement qu'ils collent parfois mot pour mot aux mêmes traités internationaux qui circulent dans les couloirs de l'OMC et autres agendas des extrémistes de la croissance économique mondiale sans fin, les mêmes qui se réunissent à Davos en ce moment.

Or est-il utile de rappeller que ce modèle économique, que le défunt cycle de DOHA symbolise parfaitement, plus personne n'en veut aujourd'hui! Les opinions publiques y sont majoritairement opposées partout, au Nord comme au Sud et son plus valeureux pourvoyeur, les Etats-Unis en personne sont en ce moment au centre d'une crise, qui si on devait ne retenir qu'un exemple des dégats que peut générer ce modèle, serait ce-dernier!

Mais revenons à notre bonne vieille Europe et remercions nos chers dirigeants aveuglés par leur arrogance et leur cupidité d'avoir réussi en l'espace de deux ans à réunir l'ensemble des citoyens européens contre Votre cher projet européen et non pas Le projet européen des peuples européens.

Chers représentants des peuples, si votre projet n'est pas celui de la majorité, alors en 2009 l'Union Européenne se fera sans vous!

David Carayol

membre de http://www.newropeans.eu/

1Valéry Giscard D'Estaing, Ancien président de la république française, Président de la convention européenne pour la projet de constitution européenne, projet refusé par référendum par les peuples français et néerleandais en 2005.

 
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